Lexipedia

Lumengo Ricardo · Nationalrat · 2011-03-16

Lumengo Ricardo · Nationalrat · Bern · Fraktionslos · 2011-03-16

Wortprotokoll

Der Aufstand in Libyen ist in einer entscheidenden Phase. Es ist wichtig, dass die Schweiz jetzt dazu beiträgt, eine No-Fly-Zone einzurichten. Diese Intervention ist gerechtfertigt, denn sie würde die Aufständischen vor Bombardierungen schützen. Wenn Bengasi fällt, dann ist das nicht nur das vorläufige Ende der Revolution in Libyen, es wird auch andere Diktaturen in Afrika ermutigen, demokratische Aufstände blutig niederzuschlagen.

Einige Politiker und Politikerinnen in der Schweiz haben reflexartig die Angst vor Flüchtlingen geschürt. Statt sich über den Wunsch nach Demokratie zu freuen, sprechen sie von einer Flüchtlingswelle oder einer Flüchtlingsflut. Was eine Flut anrichten kann, haben wir in Japan gesehen, wo ganze Küstenstädte zerstört wurden. Die Flüchtlinge aus Nordafrika sind keine Welle, es sind Menschen: Menschen, die ein Recht darauf haben, dass Sie sie als Menschen und nicht als Naturgewalt wahrnehmen. Falls der Aufstand in Libyen scheitert, droht ein gigantisches Blutbad, wenn die Aufständischen nicht rechtzeitig fliehen können.

Si nous pouvons montrer que nous sommes prêts à accueillir un contingent de réfugiés, alors nous encouragerons les Etats de l'Union européenne à en faire autant. La Suisse a pendant longtemps profité des dictateurs d'Afrique du Nord, comme cela a été dit. Rendons maintenant quelque chose aux insurgés, accueillons-les chez nous, donnons-leur une formation politique: ainsi nous les aidons à mener avec succès les prochaines révolutions, peut-être. Nous avons en Suisse les ressources pour accueillir et assister des milliers de réfugiés, cela ne dépend que de la volonté politique. Faisons un geste, donnons un signal, montrons que nous sommes prêts à accueillir 30 000 réfugiés au cas où l'insurrection libyenne échouerait!

Par ailleurs, nous devons soutenir les gouvernements tunisien et égyptien. La Suisse doit leur apporter encore plus d'aide pour le renforcement de leurs structures démocratiques. Enfin, la Suisse devrait également mettre à disposition des moyens financiers pour que d'autres organisations et institutions provenant de la Suisse puissent aller aider les populations en Egypte et en Tunisie pour que ces pays soient capables de former et développer leurs propres structures et organisations.