Marra Ada · Nationalrat · 2011-03-16
Marra Ada · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-03-16
Wortprotokoll
Il faut d'abord faire un constat et adresser des félicitations. En effet, en ce début de débat, tout le monde est d'accord sur deux éléments essentiels. Premièrement, il n'y a pas d'invasion de demandeurs d'asile ou de réfugiés - même les représentants du groupe UDC ont dû l'admettre. Deuxièmement, il faut féliciter - au moins ce débat aura servi à cela! - Madame la présidente de la Confédération Calmy-Rey et Madame la conseillère fédérale Sommaruga.
La première s'est mise d'accord sur un plan d'attaque, et tous les groupes sont d'accord: il faut d'abord aider les gens sur place - c'est ce qui a été fait, avec des millions de francs consacrés à des programmes pour les réfugiés, comme nous l'ont demandé l'Organisation internationale de la migration et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, pour des plans futurs concernant l'économie, la politique, le social, la situation bien particulière des femmes.
La deuxième a anticipé: elle est allée en Europe, elle a discuté avec les pays européens et, au cas où il y aurait une invasion - je suis bien sûr ironique dans mon emploi du terme "invasion" -, il faudrait prendre des mesures pour se partager l'éventuel afflux d'immigrés en Europe.
Pour ces deux choses, je félicite sincèrement - et j'espère le faire au nom du Parlement - le Conseil fédéral, qui ne nous a pas attendus, avec nos déclamations et nos slogans, pour prendre des mesures.
Per quanto riguarda la migrazione non si deve essere ideologici. La prima costatazione è quella che l'onda di profughi in Europa non c'è stata. Per ora sono più o meno 8000 persone, su 10 milioni di tunisini, che sono arrivate in Italia e che sicuramente hanno lo scopo di andare in Francia, dove hanno parenti - perché è così che funziona la migrazione: la gente raggiunge i familiari. Si verifica così anche il fatto che le persone che hanno avuto il coraggio di lottare per le proprie libertà vogliono rimanere nel loro Paese per costruire le basi di una nuova vita.
È comunque giusto pensare a come affrontare la migrazione di massa. Se quest'ipotesi dovesse verificarsi - finora, lo ripeto, non si è verificata - i Paesi europei devono chiarire insieme il numero di persone che ogni Paese può accogliere.
Les demandes d'asile devront être régulièrement traitées et étudiées selon le système actuel - Monsieur Hiltpold l'a dit. Mais, une fois encore, cette hypothèse d'une arrivée en masse paraît improbable.
Il y a en tout cas une attitude à ne pas avoir, c'est celle qui consiste à nier les faits et penser que, parce que nous mettrions des soldats aux frontières, les gens n'arriveraient pas. Pour éviter la migration clandestine, il faut au contraire la reconnaître et l'encadrer.