Couchepin Pascal · Bundesrat · 2001-09-24
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2001-09-24
Wortprotokoll
A la suite des actes terroristes commis à New York et à Washington, le Conseil fédéral a immédiatement pris toutes les mesures nécessaires à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. La Délégation du Conseil fédéral pour la sécurité et l'Organe de direction pour la sécurité ont constaté qu'aucune menace directe ne pèse actuellement sur la Suisse. Le Conseil fédéral suit les événements avec l'attention voulue. Nous allons collaborer étroitement avec la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme, mais nous excluons bien sûr toute participation de la Suisse à des opérations militaires.
Maintenant, la promotion de la paix. Le Conseil fédéral a renforcé son engagement dans des situations de conflit afin de prévenir le recours aux armes, ainsi que les actes de terrorisme, ou pour contribuer à la recherche de solutions politiques à des conflits existants. Dans ce contexte, le département a intensifié son engagement ces derniers mois en faveur de la paix au Moyen-Orient, notamment en Palestine. Dans ce but, la Suisse a réitéré ses offres de bons offices aux parties au conflit en les invitant, en particulier, à se réunir en Suisse pour y tenir des discussions politiques. Les derniers événements qui se sont produits aux Etats-Unis ne font que renforcer notre volonté de poursuivre dans cette direction.
Bien sûr, la Suisse ne peut pas intervenir seule dans la recherche de solutions politiques au problème du terrorisme international. Elle est très active dans les forums internationaux. Le Conseil fédéral est convaincu que la coopération internationale joue un rôle primordial dans la lutte contre le terrorisme. Aucun pays au monde n'est en mesure d'assurer seul la sécurité de ses citoyens et de ses citoyennes. Au [PAGE 1115] sein de l'ONU, la Suisse s'associe activement à la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme international. Elle a signé les accords principaux qui existent en la matière. En adhérant à l'Organisation des Nations Unies, comme le souhaite le Conseil fédéral, la Suisse élargira encore sa marge de manoeuvre dans ce domaine.
Le Conseil fédéral est persuadé que la sécurité par la coopération constitue la politique la plus appropriée qu'il convient de poursuivre.