Couchepin Pascal · Bundesrat · 2001-09-24
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2001-09-24
Wortprotokoll
Monsieur Mugny, Monsieur de Dardel, les relations de la Suisse avec la junte militaire birmane sont actuellement pour le moins très restreintes. Depuis l'adoption de l'ordonnance du 2 octobre 2000, dont j'ai parlé il y a un instant, le Conseil fédéral applique des sanctions à l'encontre du Myanmar sur le modèle de celles qui ont été adoptées par l'Union européenne quelques mois plus tôt, en avril 2000. Ces sanctions consistent notamment, comme je l'ai dit, en un gel des avoirs des membres les plus importants de la clique au pouvoir et en un embargo sur tout équipement susceptible d'être utilisé à des fins répressives. Ces sanctions s'ajoutent à la politique restrictive que nous suivons depuis 1996 déjà: refus d'accepter du personnel militaire auprès de la représentation du Myanmar en Suisse, suspension des visites gouvernementales bilatérales, embargo sur le matériel militaire, interruption de l'aide non humanitaire et des programmes de développement, interdiction de la délivrance de visas pour les membres les plus en vue de la junte.
Rappelons par ailleurs que la Suisse souhaite, au sein des organisations internationales concernées, à l'exemple de l'OIT, que des démarches soient entreprises pour améliorer les droits de l'homme et surtout obtenir la fin du travail forcé dans ce pays.
Sur le plan politique et sur le plan diplomatique, les relations entre la Suisse et le Myanmar sont limitées aux contacts qu'entretiennent les diplomates des deux pays. La Suisse est active sur le plan des bons offices en soutenant un projet visant à instaurer un dialogue entre la junte et la Ligue nationale pour la démocratie.
Sur le plan économique, nos relations sont négligeables. Elles sont principalement le fait d'entreprises suisses établies à Bangkok.
Sur le plan humanitaire, les contributions suisses au Myanmar s'opèrent soit à travers des ONG à vocation humanitaire, soit à travers des organisations du système des Nations Unies, ou encore via un soutien au CICR.
La Suisse soutient des projets visant à s'occuper des réfugiés birmans qui séjournent sur territoire thaïlandais.