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Bernasconi Madeleine · Nationalrat · 2001-09-25

Bernasconi Madeleine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-09-25

Wortprotokoll

Ce sujet a fait couler beaucoup d'encre. En effet, pour certains et dans la population, la dette de notre pays étant considérable, alors pourquoi ne pas consacrer ces fonds pour son allègement? Naturellement, le débat sur l'AVS a été aussi ouvert dans notre population - pour son financement, pour sa survie - et n'a, de cette façon, pas laissé insensible. D'où l'initiative populaire de l'Union démocratique du centre. Toutes les réflexions après le message du Conseil fédéral et les diverses propositions qui en ont résulté démontrent que le contre-projet pour la création de la Fondation Suisse solidaire, par sa répartition, répondra aux préoccupations d'un grand nombre et, vraiment, c'est l'acte de notre démocratie pour arriver à un consensus et essayer surtout d'être le plus équitable.

Dans sa première partie, l'AVS n'est donc pas oubliée: un tiers des recettes pour son apport, qui naturellement peut paraître pour certains nettement insuffisant, mais en tout cas est déjà un signe. Le travail sur l'AVS est certainement encore un autre travail que de devoir répartir les mannes de l'or.

Les cantons, un tiers également, bien que ceux-ci, selon le droit constitutionnel, devraient bénéficier des deux tiers au moins du bénéfice net de la Banque nationale suisse. Pour les cantons, dans le contre-projet, l'important, c'est la liberté qui leur est laissée d'utiliser librement les fonds. Car les cantons sont les mieux placés pour tenir compte de leurs besoins spécifiques.

Le dernier tiers nous permettra de poursuivre notre action, de la renforcer selon notre tradition humanitaire dans la création de la fondation. En outre, donner la possibilité au peuple, après 30 ans, de se déterminer est à mon avis fort judicieux. En effet, ce qui paraît opportun aujourd'hui ne le sera pas forcément demain.

Si tout n'est pas parfait dans notre pays, nous pourrons donner le signe clair que nous gardons un esprit solidaire. C'est bien notre société libérale, voire néolibérale, décriée par certains, qui nous permet d'avoir ce débat aujourd'hui. Ce n'est pas ce qu'on peut attendre des pays sous un autre régime, qui en seraient bien incapables, puisqu'après septante ans et voire moins, ils n'ont plus de réserves d'or. Idéologie que vous nous prônez!

Alors rallions-nous, soutenons le contre-projet et disons non à l'initiative populaire de l'Union démocratique du centre.