Moret Isabelle · Nationalrat · 2014-06-10
Moret Isabelle · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2014-06-10
Wortprotokoll
Trop de gens polluent trop. Moins de gens polluent moins. C'est le concept simple, que dis-je, simpliste de cette initiative que je ne partage évidemment pas. Mais quand un concept se résume en deux phrases, c'est qu'il y a bel et bien unité de la matière et que l'initiative ne peut pas être invalidée pour absence d'unité. Et c'est sur le fond qu'il faut rejeter cette initiative. Vouloir préserver les ressources naturelles de notre pays et à l'étranger, c'est juste. Mais les moyens et le résultat de cette initiative sont catastrophiques.
Limiter à 0,2 pour cent l'accroissement annuel de la population résidante permanente suisse due à l'immigration, cela veut dire très clairement limiter aussi la croissance économique de la Suisse. Car comment faire tourner notre économie avec une diminution de 38 pour cent de l'immigration, soit une limitation beaucoup plus rigide et drastique que celle de l'initiative sur l'immigration de masse? Ce n'est pas possible. Et c'est là qu'apparaît le vrai but des initiants: la décroissance économique. Mais la décroissance, concrètement, ce sont des pertes d'emplois, c'est vivre moins bien pour tous.
Deuxièmement, la Confédération devrait affecter dix pour cent des moyens qu'elle consacre à la coopération internationale au développement au financement de mesures visant à encourager la planification familiale volontaire. Plus aucun traité international qui empêcherait ou entraverait l'affectation d'au moins dix pour cent de ces moyens ne pourrait être signé. Par ce biais, la Suisse inventerait le colonialisme [PAGE 963] du XXIe siècle. Si l'on veut que les femmes planifient leurs enfants, il faut d'abord qu'elle puissent planifier leur vie. C'est donc surtout dans la scolarisation, la formation et la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes qu'il faut investir.