Marty Dick · Ständerat · 2011-09-19
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2011-09-19
Wortprotokoll
Pour ce domaine aussi, la situation a sensiblement changé depuis l'adoption du message du Conseil fédéral.
Nous l'avons déjà entendu la semaine dernière: le secteur touristique est particulièrement touché. Or j'aimerais rappeler une fois encore que les secteurs touristiques les plus exposés, c'est-à-dire ceux qui sont saisonniers, ne peuvent pas recourir au chômage partiel. Donc toutes les mesures que nous avons adoptées la semaine dernière pour étendre le droit au chômage partiel ne concernent pas les domaines où il n'y a pas de contrats de travail annuels. Et cela représente une partie assez importante de notre secteur touristique.
C'est, je le répète, dans des moments de crise comme ceux-là qu'il faut recourir au marketing. Lorsque vous produisez quelque chose et que vous le vendez tellement bien que [PAGE 827] vous n'arrivez pas à satisfaire la demande, recourir au marketing n'est pas si nécessaire. Mais lorsque vous avez des problèmes, c'est là que vous devez marquer votre présence sur le marché et c'est dans ces moments de crise qu'il est nécessaire d'investir.
Je crois pouvoir affirmer que Suisse Tourisme, depuis déjà de nombreuses années, a fait un choix qui s'est révélé heureux: c'est celui de diversifier ou d'essayer de diversifier les marchés. On l'a fait en partie avec la Chine. Or j'aimerais vous signaler qu'en Chine, il y a 790 agences de voyage ou tour-opérateurs qui offrent des produits suisses, qui vantent la Suisse. Est-ce que vous imaginez le travail que cela nécessite pour former ce personnel, pour lui donner l'information nécessaire sur le produit qu'il vante? Je rappelle aussi qu'en Chine il y a cinquante villes de plus d'un million d'habitants et donc, pour parler seulement de la Chine, nous sommes très loin de pouvoir couvrir ce marché avec Suisse Tourisme.
Ce sont ces considérations qui nous ont conduits à augmenter le montant proposé par le Conseil fédéral, qui est de 187,3 millions de francs pour les quatre prochaines années. La proposition a été faite en commission de porter ce montant à 222 millions de francs; cette proposition a été acceptée à une nette majorité, soit par 8 voix contre 4. Je rappelle que le Conseil national avait adopté un plafond de dépenses de 207,3 millions de francs.
Quant à la proposition Hess Hans, elle n'a pas été soumise à la commission. Je crois me rappeler qu'elle reprend la requête faite au Conseil fédéral par Suisse Tourisme.
Toujours pour Suisse Tourisme, je rappelle que des instances scientifiques extérieures ont examiné l'efficacité de l'intervention de Suisse Tourisme. On a pu calculer ce que chaque franc investi par la Confédération avait comme influence sur les nuitées et ce que cela signifiait pour les caisses de l'Etat. Ces études ont donc très clairement établi qu'il s'agissait d'un investissement, d'un investissement non seulement positif, mais franchement favorable.
Au nom de la majorité de la commission, je peux donc vous inviter à la suivre. Quant aux arguments de Monsieur Hess, nous les écouterons tous ensemble et chacun de nous se fera une opinion.