Français Olivier · Nationalrat · 2012-06-12
Français Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2012-06-12
Wortprotokoll
En tant que nouveau membre de cette délégation, je dois souligner ma reconnaissance en raison de la qualité des réponses qui nous ont été données par les gens qui travaillent dans ce magnifique projet et par rapport à la transparence que l'on peut ressentir. La gestion des risques dans ce projet est de très bonne qualité. On doit reconnaître que, sur ce point, tous les aspects sont dûment traités.
Néanmoins, le groupe libéral-radical s'inquiète depuis de nombreuses années quant à l'objectif temporel se rapportant au Monte Ceneri. Aujourd'hui, le rapport dit d'ailleurs clairement qu'il y a une inquiétude importante à propos du délai pour achever ce projet. On est quasiment sûr aujourd'hui que la date fixée ne pourra pas être tenue. C'est la raison pour laquelle votre délégation demande une nouvelle planification des délais relatifs à cet axe nord-sud, et plus particulièrement pour le projet du Monte Ceneri.
Le rapport ne mentionne pas les conséquences sur les coûts de cet éventuel dépassement de délai. Un forage plus long nécessite le maintien d'installations sur une plus longue durée et dès lors implique des coûts supplémentaires! On peut donc s'en inquiéter. Tous les gens qui étaient très optimistes tout à l'heure quant aux risques du projet devraient quand même mettre un petit bémol à leur certitude concernant la garantie financière, même si aujourd'hui elle est estimée.
Un autre point est inquiétant pour la réalisation de ce projet. Pour ce qui concerne les lignes d'accès en Allemagne, je crois qu'on a eu des réponses assez positives quant à la volonté politique et aussi aux moyens financiers pour réaliser cet axe de la NLFA, sur la partie située au nord de notre pays. Par contre, sur la partie italienne, je ne vous cache pas que nous sommes très inquiets - je dirai même plus qu'inquiets - puisque, aujourd'hui en tout cas, il n'y a pas de site de transbordement prévu tant sur notre territoire qu'en Italie, et il n'y a pas de volonté politique exprimée par le gouvernement italien, qui répond très clairement ne pas avoir les moyens financiers. Madame la conseillère fédérale Leuthard utilisera sans aucun doute son expérience politique pour rappeler que si on nous demande, depuis l'Italie, de rallier Milan pour l'Exposition universelle, on devra mettre quelques moyens supplémentaires; c'est peut-être une opportunité politique d'avoir une garantie de la part du gouvernement italien de réaliser cette partie sud d'ouvrage, qui est indispensable pour assurer la liaison jusqu'à ce point-là.
Je mentionnerai encore un dernier point: lorsque nous discutons de l'axe nord-sud - d'ailleurs vous l'avez fait lors du débat précédent -, on parle exclusivement du transfert de la route vers le rail sur l'axe nord-sud. Or le groupe libéral-radical considère qu'on doit aussi faire cette réflexion sur l'axe est-ouest et que, lorsqu'on parle de sites de transbordement, on ne doit pas regarder seulement les moyens financiers pour l'axe nord-sud - comme cela a été fait d'ailleurs aussi dans le débat sur les routes nationales, ou sur le site de Kandersteg, où vous avez en tout cas donné l'impulsion [PAGE 1059] pour que le Conseil fédéral aille de l'avant. Le projet de la NLFA est certes un projet important pour l'Europe, très important pour la Suisse, mais la Suisse ne se résume pas au corridor nord-sud.
On ose donc espérer que le Conseil fédéral nous présentera, dans un futur rapport, sa politique sur le transfert de la route vers le rail aussi sur l'axe est-ouest.