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Grin Jean-Pierre · Nationalrat · 2014-06-12

Grin Jean-Pierre · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2014-06-12

Wortprotokoll

Cette initiative populaire a pour but de combattre la croissance démographique non seulement en Suisse mais aussi dans le monde. Combattre la croissance démographique exagérée en Suisse est peut-être légitime, mais vouloir la limiter à 0,2 pour cent par an ou à 16 000 à 18 000 immigrés par année c'est pousser le balancier trop loin. Cela manque aussi de flexibilité pour répondre aux besoins de notre économie. Ce système peu flexible privera notre pays de toute marge de manoeuvre pour réagir à des changements économiques, voire géopolitiques. La mise en oeuvre de cette initiative pourrait par conséquent stopper net notre croissance économique.

Cela contrairement à l'initiative de l'UDC, acceptée par le peuple le 9 février dernier, qui vise clairement à limiter l'immigration, mais en respectant les besoins de l'économie en mettant en place des mécanismes comme le propose l'UDC, c'est à dire sans plafond pour les personnes qui viennent dans notre pays pour y travailler de manière durable. Ceci permettra d'éviter une immigration économique de personnes qui, par le regroupement familial, veulent profiter de nos divers filets sociaux. Les divers mécanismes proposés par l'UDC permettront sans quota de limiter l'immigration de masse avec un principe fondamental: le salaire de l'immigré doit suffire à assurer les moyens d'existence de la personne concernée - et de sa famille s'il y a regroupement familial.

Il serait important que l'UDC soit associée à la mise en oeuvre de son initiative, car les propositions qui sont faites ne vont pas dans le sens des quotas, mais dans celui des besoins de notre économie. Par contre, l'initiative d'Ecopop vise à limiter l'immigration de manière aveugle en fixant un taux annuel très bas qui fait fi des besoins réels de notre économie. De plus, l'initiative prescrit que 10 pour cent de tous les fonds alloués à la coopération internationale soient investis dans des mesures de planification familiale dans certains Etats étrangers. Donc, si on admet que l'on donne environ 2,2 milliards de francs au développement économique, ce seraient plus de 220 millions de francs par année qui seraient alloués à des programmes de limitation des naissances. De quel droit peut-on imposer des mesures visant à réduire la natalité des familles en bafouant des us et coutumes locaux? Imposer un contrôle des naissances à plusieurs Etats étrangers relèverait de l'arrogance.

Pour toutes ces raisons, je vous invite, comme la majorité de la commission, à recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative populaire.