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Polla Barbara · Nationalrat · 2001-10-04

Polla Barbara · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2001-10-04

Wortprotokoll

Le groupe libéral est toujours libéral. Il continue de soutenir les processus d'ouverture et de rigueur économique, de restructurations efficaces et de libéralisation progressive qui, seuls, peuvent permettre aux entreprises de s'adapter à la concurrence, de s'améliorer et d'assurer le développement durable des entreprises. Soit on restructure la Poste, on l'adapte à l'évolution technologique, soit elle mourra d'elle-même, voilà ce que nous disait le président de la Confédération, à Lugano.

Nous, politiques, avons fixé des objectifs aux régies, des objectifs qu'il n'est pas question de remettre en cause aujourd'hui simplement parce que certaines voix, parfois fortes et puissantes, il est vrai, s'élèvent contre la fermeture de bureaux de poste. Car la majorité silencieuse, la majorité des utilisateurs sont satisfaits des services de la Poste. C'est vrai que ceux-là ne manifestent pas, ils ne crient pas leur satisfaction sur la place publique, ils ne donnent pas de leçons, mais ils répondent au sondage et ils le répètent même volontiers sur les places des villages, d'autres villages peut-être: "Oui, nous sommes globalement satisfaits!"

Et si c'est bien nous qui avons fixé les objectifs, les moyens pour les atteindre, par contre, doivent rester ceux des entreprises. En l'occurrence, les moyens sont raisonnables, efficaces, mesurés et contrôlés. Et c'est si nous arrêtons ce processus que nous mettrons vraiment en danger notre Poste, notre cher géant jaune, et cela, nous ne le voulons pas.

La Poste doit poursuivre sa restructuration. Il en va de sa survie et un moratoire rendrait impossible la modernisation du réseau et son adaptation à temps aux nouveaux besoins des usagers. On ne peut pas faire un pas en avant et, effrayés, faire vite vite deux pas en arrière, ou pire encore, comme le propose M. Rennwald, rester assis sur nos premiers succès pour être bien certains de ne pas les consolider.

Nous rejetons donc la motion Rennwald comme la motion Fasel. C'est assez amusant, n'est-ce-pas, que ce soient les libéraux en l'occurrence qui soutiennent une gestion socialiste en accord avec les objectifs fixés!

Au moins un point, par contre, de la motion Dupraz est intéressant et nous accepterons la proposition, mais seulement sous la forme de postulat. Il s'agit en particulier de la question de la définition de la mission du service public. Ce débat, la motion Rennwald le demande d'ailleurs aussi. Il nous paraît d'autant plus important que le président du conseil d'administration de la Poste, Gerhard Fischer lui-même, affirme, dans une interview publiée dans le rapport de gestion de la Poste, qu'il ne sait pas exactement ce que c'est, le service public.

Nous avons donc besoin de nous mettre d'accord sur la notion de service public, de service au public, de service universel et sur les responsabilités de chacun dans ce service, qu'il s'agisse des services rendus par les entreprises publiques ou des services rendus par des privés. C'est un débat important auquel les libéraux sont désireux de participer.

En ces temps difficiles, nous vous demandons de faire preuve de confiance et non pas de tout arrêter et de revenir en arrière.