Recordon Luc · Ständerat · 2011-12-08
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2011-12-08
Wortprotokoll
Je suis extrêmement satisfait qu'on empoigne maintenant le problème du manque de médecins et je soutiens pleinement les efforts qui vont dans ce sens. Cependant, je relève qu'en matière de formation à des professions universitaires ayant des caractéristiques techniques - même si la médecine est d'abord un art -, la médecine n'est pas la seule dans cette situation. J'ai l'impression qu'on a pris conscience du problème en ce qui la concerne: il est criant; il y a de nombreux candidats qui ne sont pas accueillis alors qu'ils seraient d'excellente qualité; il y a des questions de temps et de nombre de places de formation.
Dans deux domaines en tout cas, en partie connexes, je pense que nous n'avons encore pas pleinement pris conscience du problème. En effet, en biologie et dans les sciences de la vie en général, qui sont très proches de la médecine, je ne suis pas certain que nous ayons suffisamment de gens formés. Je pense même que c'est le contraire.
Dans un domaine plus éloigné, mais c'est tout aussi important parce que cela a des conséquences à long terme sur notre économie qui peuvent être très fortes, on constate un manque d'ingénieurs. Pour ces professions, il ne s'agit plus de places de formation manquantes, mais probablement d'une motivation parfois insuffisante face à la difficulté ou à la difficulté supposée de ces professions. Je souhaite que, comme cela avait été le cas dans l'avis du Conseil fédéral en réponse au postulat Hochreutener 07.3538, "Formations en sciences naturelles et techniques", ainsi qu'à mon postulat 07.3747, "Déficit de la Suisse dans les professions scientifiques", déposés il y a quelques années, la réponse porte sur l'ensemble.