Bugnon André · Nationalrat · 2008-03-20
Bugnon André · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2008-03-20
Wortprotokoll
Nous prenons congé aujourd'hui de deux collaborateurs qui ont joué un rôle important dans le fonctionnement de ce Parlement.
Le premier est un collaborateur qui, au cours de sa carrière, a assisté à davantage de sessions que nous tous. J'ai nommé le secrétaire de notre conseil et traducteur, Monsieur Ulrich Anliker. Depuis qu'il assume cette fonction, il a oeuvré pour près d'une centaine de sessions, y compris les sessions spéciales, soit une durée de 300 semaines environ. Si l'on fait le compte des années, des mois et des semaines qu'il a passés sous la Coupole, les chiffres deviennent encore plus vertigineux.
C'est en 1977 qu'Ulrich Anliker entre au service de la Confédération en qualité de conseiller économique auprès du Contrôle fédéral des finances. Il rejoint ensuite, en 1980, les Services du Parlement en tant qu'adjoint scientifique. A l'époque, les Services du Parlement comptent à peu près un cinquième de leur effectif actuel, c'est-à-dire l'équivalent de 41 postes à plein temps. Il s'agit donc encore d'une grande famille dont la règle maîtresse de fonctionnement est la polyvalence. Ulrich Anliker se voit ainsi attribuer tout un éventail de tâches: rédaction des procès-verbaux, collaboration au service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale pendant les sessions, retranscription des interventions orales pour les deux conseils, secrétariat de plusieurs commissions non permanentes - elles sont alors majoritaires -, secrétariat de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique et de la Commission des constructions publiques.
Puis, en 1986, il devient secrétaire de ce conseil et traducteur pour la Chambre basse, une mission faite pour lui. En effet, Ulrich Anliker réunit toutes les conditions nécessaires à l'exercice d'une activité aussi variée. Né à la frontière des langues, au pied du Jura, il est doué d'une sensibilité certaine pour saisir toutes les nuances participant de la cohabitation entre majorité et minorités, entre alémaniques et francophones.
Parallèlement à son activité au Palais fédéral, il est aussi le directeur commercial de l'entreprise Anliker AG, créée par son père à Pieterlen, commune bernoise dont Ulrich Anliker a par ailleurs été maire pendant plusieurs années. Pour lui, la dépression économique à certaines périodes, la diminution des commandes ou le risque du chômage ne sont donc pas que des mots.
Grâce à son contact avec la réalité quotidienne d'une entreprise et d'une commune, ainsi qu'à son expérience et à ses compétences dans le domaine du travail et du droit parlementaire, Ulrich Anliker a toujours été un collaborateur et un interlocuteur aussi précieux que compétent, non seulement pour les présidents de ce conseil, mais aussi pour tous les députés. Il a notamment contribué, en prodiguant ses conseils ou en apportant son soutien, à la planification des sessions et à la préparation des séances de ce conseil. Qui mieux que lui pouvait déterminer d'emblée avec certitude, même pour les projets les plus complexes, la manière d'organiser le vote?
Or voilà que nous serons désormais privés de sa voix familière et de son aide. Cependant, comme il a parfois traduit des résultats d'élections qui revêtent un intérêt historique, nous pouvons être sûrs que nous l'entendrons encore de temps à autre grâce à la diffusion de divers enregistrements. Evidemment, nous espérons quand même avoir la chance de le rencontrer encore après cette session.
Ce n'est donc qu'un au revoir, Monsieur Anliker, avec nos sincères remerciements pour votre engagement au service de la Confédération et nos meilleurs voeux de bonheur et de succès, pour vous-même, pour votre famille et pour votre entreprise. (Standing Ovation)
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Aujourd'hui est un jour un peu particulier. C'est en effet la dernière fois que Madame Mariangela Wallimann-Bornatico est présente parmi nous et assiste en tant que secrétaire générale de l'Assemblée fédérale à une séance du Conseil national. Nous ne pouvions accepter qu'elle nous quitte sans lui avoir rendu l'hommage qu'elle mérite et sans l'avoir remerciée pour l'excellence de son travail au cours des années passées au service du Parlement.
Si je devais retracer le parcours qui a mené Madame Wallimann jusqu'aux Services du Parlement, je ne pourrais qu'en souligner la richesse. Après avoir suivi une formation en droit et exercé au sein des services de la Direction générale des douanes, Madame Wallimann a intégré une première fois les Services du Parlement en 1977, en tant que juriste. Nommée adjointe du secrétaire général de l'époque, Monsieur Alois Pfister, elle a secondé efficacement en tant que secrétaire diverses commissions ad hoc et les Commissions des pétitions et de la garantie des constitutions cantonales, la Commission des grâces, la Commission de rédaction, sans oublier le groupe de travail interpartis pour la préparation de l'élection des juges. Toujours dans le cadre de ses fonctions, elle a veillé à l'accueil de plusieurs délégations étrangères.
En 1988, Madame Wallimann décidait de quitter les Services du Parlement pour devenir conseillère personnelle de Monsieur Flavio Cotti, alors conseiller fédéral. Toujours à la recherche de nouveaux défis, elle a ensuite choisi d'entrer au service de la Direction générale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision, en tant qu'adjointe du chef de presse. Chargée notamment des relations avec le Parlement, elle a vite été convaincue, convenons-en, que rien ni personne ne pouvait arriver à la cheville du Parlement et des ses Services. Nous ne pouvons que lui donner raison et nous réjouir qu'elle ait postulé et ait été nommée en 1994 au poste de secrétaire des Commissions de gestion.
Enfin, en mars 2000, elle a accédé à la fonction de secrétaire générale de l'Assemblée fédérale à la suite de Madame Huber-Hotz. A la tête d'environ 300 collaborateurs, Madame Wallimann a mené au cours des huit dernières années une politique de développement des activités des Services du Parlement, jusqu'à en faire un partenaire incontournable de ceux qu'ils secondent, c'est-à-dire nous, les parlementaires.
Je ne citerai qu'un seul exemple. C'est sur son impulsion qu'a été développé le projet E-Parl, cette plate-forme informatique opérationnelle depuis le début de la législature, qui nous permet, à chaque séance de commission ou session, d'accéder directement en ligne aux documents dont nous avons besoin.
En outre, d'autres domaines d'activité des Services du Parlement ont également été étoffés au cours de ces années. Je parle de l'encadrement des visiteurs du Palais du Parlement, de l'accueil des délégations parlementaires étrangères, de certains secrétariats de commission et, pour finir, je mentionnerai encore un domaine qui est particulièrement cher à Madame Wallimann, celui des prestations linguistiques.
Ne parlant pas moins de cinq langues, Madame Wallimann est bien sûr sensibilisée au respect du plurilinguisme au sein des institutions fédérales. C'est dans cet esprit qu'elle a toujours oeuvré pour promouvoir et renforcer, au travers des formations, les compétences linguistiques de ses collaborateurs.
Parmi tous les défis qu'elle a dû relever durant ces huit années, il en est un qui, par la force des choses, a été au centre de ses préoccupations: la transformation et la rénovation du Palais du Parlement. Car si ces travaux ont eu un impact sur le fonctionnement des commissions et des conseils, ils ont également, ne l'oublions pas, quelque peu bouleversé l'organisation du personnel des Services du Parlement. Ils ont non seulement nécessité la tenue de nombreuses réunions de la direction et de la Délégation administrative, mais également conduit le Parlement à siéger en dehors de la capitale fédérale.
On pourrait d'ailleurs, en observant les villes choisies pour ces sessions extra-muros - Lugano et Flims -, être tenté de penser que le Parlement a spécialement tenu à faire plaisir à Madame Wallimann pour compenser un peu la lourde charge de travail que ce déménagement avait pu générer. Une telle attention aurait par ailleurs été parfaitement méritée, car si ces deux sessions se sont déroulées sans accroc, c'est bien à la secrétaire générale et à ses services qu'en revient le mérite.
En tant que président du Conseil national, j'ai moi-même, tout comme mes prédécesseurs, pu apprécier les conseils et l'aide apportés par la secrétaire générale. Nous avions l'habitude de nous réunir pratiquement tous les matins avant les séances des conseils pour faire le point, et j'ai toujours pu m'appuyer, au cours de ces séances, sur Madame Wallimann et sur ses collaborateurs. De même, je n'ai jamais pu que me féliciter, pour ce qui est des séances du Bureau, de la préparation et de l'assistance toujours efficaces qu'ils nous ont apportées.
Outre ses compétences professionnelles, nous avons tout au long de ces années apprécié les qualités humaines de Madame Wallimann, notamment son humour, dont elle ne s'est jamais départie, ainsi que le sang-froid et le calme dont elle a su faire preuve, même dans les situations les plus difficiles.
De nouveaux défis l'attendent désormais. Elle a ainsi accepté de traiter des mandats pour différentes organisations, dont certaines d'utilité publique. Connaissant son goût pour la littérature et pour les arts, je ne doute pas qu'elle profitera de son temps libre pour s'adonner à la lecture, participer à la vie culturelle et partir en voyage avec son époux.
Au nom du Conseil national, nous vous remercions, Madame la secrétaire générale. Je te remercie, chère Mariangela, pour l'excellence dont tu as toujours fait preuve dans ton travail, pour le soutien sans faille et les précieux conseils que tu nous as apportés tout au long de ton mandat, et je te souhaite de tout coeur beaucoup de bonheur pour les années à venir! (Standing Ovation)
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Schluss der Sitzung und der Session um 12.45 Uhr
Fin de la séance et de la session à 12 h 45
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