Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2008-03-20
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2008-03-20
Wortprotokoll
Il y a quinze ans, les initiatives populaires fédérales "40 places d'armes, ça suffit!" et "pour une Suisse sans nouveaux avions de combat" avaient suscité bien des débats au sein de la population. L'initiative populaire "pour une Suisse sans nouveaux avions de combat" avait réussi à réunir un demi-million de signatures en un mois et à remplir la Place fédérale de ses partisans et partisanes. Près de 43 pour cent des votants et des votantes s'étaient exprimés en faveur de la non-acquisition de nouveaux avions de combat et près de 45 pour cent pour la suppression des places d'armes.
La question des aéroports militaires se pose également. Chacun sait que cette question fait débat, non seulement au sein de la gauche, mais également dans le camp bourgeois, voire au sein de l'armée. Chacun sait que cette question suscite bien du scepticisme et des débats. Il est probable qu'il y ait sous peu un nouveau moratoire contre la construction de nouveaux aéroports. Ne serait-il pas préférable d'instaurer un système où le peuple aurait son mot à dire sur les dépenses en matière militaire?
Je tiens à répondre brièvement à quatre contre-arguments potentiels contre le référendum. On nous rétorque qu'il serait erroné de lancer un référendum contre les dépenses militaires. Mais il existe, aujourd'hui déjà, des votations qui constituent en partie des référendums financiers. Je me réfère ici aux votations concernant la NLFA ou celles concernant certains projets d'aide au développement ou concernant la politique agricole.
On nous rétorque qu'un tel référendum retarderait l'acquisition de matériel militaire, mais ici dans cette salle, à l'exception des membres de la Commission de la politique de sécurité, qui sait quand on devra acheter de nouveaux avions de combats? qui connaît la date précise?
On nous rétorque que les questions relatives à l'armement seraient trop compliquées pour les citoyennes et les citoyens. Mais le référendum sur l'armement concerne en général des crédits d'investissement portant sur des projets précis: il s'agit de chars blindés, d'avions de combat, d'avions de transport.
On nous rétorque que les questions relatives à l'armement seraient trop importantes pour être soumises au peuple. Quiconque apprécie la démocratie directe à sa juste valeur avancera au contraire l'argument inverse: plus une question est importante, plus il est souhaitable qu'elle soit soumise au vote des citoyennes et des citoyens.
Au nom de la minorité de la commission, je vous demande de bien vouloir donner suite à l'initiative parlementaire du groupe des Verts.