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Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · 2014-03-18

Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-03-18

Wortprotokoll

"Etudier, apprendre, découvrir", comment ne pas s'entendre sur l'importance de ces mots? [PAGE 395] Etudier, se dépasser, acquérir des connaissances, apprendre à apprendre, cela correspond aux clés indispensables qui permettent un départ dans la vie sous les meilleurs auspices. Une formation de base de qualité est en effet essentielle à l'aube de son parcours professionnel. Disposer de bases solides est indispensable, face à un monde professionnel en pleine mutation, où il faudra en permanence être capable de s'adapter et de se perfectionner.

La formation est un droit et son accès doit être favorisé sans distinction de sexe, de l'origine sociale ou de la nationalité. C'est ce qu'on appelle l'égalité des chances. Mais étudier, il ne faut pas uniquement le vouloir, il faut aussi le pouvoir. Des contingences financières s'invitent obligatoirement dans le débat. Pour permettre à chacune et à chacun, quelle que soit sa situation sociale, de pouvoir choisir la formation de son choix, il est primordial de disposer d'un système de bourses généreux et performant. C'est le sens que je souhaite à ce débat et pour l'essentiel je vous appelle à suivre la position d'ouverture du groupe socialiste.

Par ailleurs, je souhaite un signe clair d'engagement politique de la part de la Confédération. Cela passe par une augmentation des subventions fédérales. La proposition qui vise à demander à la Confédération de verser aux cantons au moins la moitié de la somme de toutes les dépenses effectives des cantons me paraît bonne. Cela revient à dire que pour un franc versé par les cantons, la Confédération verserait aussi un franc. Que l'on ne vienne pas nous dire qu'il n'y a pas d'argent, alors que la majorité de notre Parlement semble prête à dépenser près de 10 milliards de francs pour des avions de combat qui n'existent toujours pas à ce jour!

Dans les votes, à l'article 5, je défendrai des positions favorables à mon canton. En effet, je viens d'une région, d'un canton, le Jura, où la question des bourses prend une tonalité toute particulière. Du fait de l'éloignement géographique, de nombreux jeunes Jurassiens doivent s'installer, pour la durée de leurs études, à Genève, Lausanne, Neuchâtel ou Fribourg, avec toutes les conséquences financières que l'on imagine. Si l'on prend encore en compte les revenus moyens plus bas qu'ailleurs dans ma région, on comprend mieux pourquoi le canton du Jura est le canton de Suisse qui dépense le plus par habitant pour son système de bourses: 80 à 90 francs par habitant et par an au cours des dernières années. Proposer une répartition des subventions fédérales en fonction de la population résidente correspond à la technique de l'arrosoir. Au contraire, répartir ces subventions entre les cantons en fonction des efforts consentis me paraît plus juste et plus incitatif et, pour mon canton, vu son engagement tout particulier en la matière, un soutien important.