Neirynck Jacques · Nationalrat · 2014-06-03
Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Fraktion CVP-EVP · 2014-06-03
Wortprotokoll
Nous sommes face à une décision fondamentale. Si la majorité de la commission n'est pas suivie, la discussion tombe à zéro. Les médecins disent clairement que, s'il y a une limitation du nombre d'embryons, ils n'appliqueront pas la loi et renverront leurs patients à l'étranger. Qu'est-ce que cela signifie?
L'éthique n'est pas quantitative, mais qualitative. De deux choses l'une. Ou bien nous ne pouvons pas supprimer un embryon et, dans ce cas, il faut en rester à la loi actuelle. Ou bien nous pouvons en supprimer et, à ce moment-là, nous devons pouvoir produire autant d'embryons que nécessaire pour avoir une bonne pratique médicale.
En tant que scientifique et au nom de tous les médecins, je me permets de rappeler que nous avons un bon système médical. Ce n'est pas un repaire de criminels, ce sont des gens qui ont une déontologie et qui agiront pour le meilleur du patient.
En terminant, je voudrais relever ce qui a été dit par le Monsieur le conseiller fédéral Berset selon lequel la majorité, lors de la seconde consultation de juin 2013, a estimé que c'était praticable. Cette assertion mérite d'être nuancée: 15 participants sur les 49 ayant été consultés approuvent le principe; c'est une minorité; 29 participants estiment que cela n'est pas praticable. Parmi eux, il y en a 22 qui estiment que la règle des huit embryons inscrite à la lettre b devrait également être supprimée. Parmi ces participants à la consultation, il y a deux cantons: celui du Tessin et celui de Vaud, mais des interlocuteurs aussi importants que le CHUV, la FMH, Gen Suisse, l'Inselspital, Interpharma, les universités de Genève, de Zurich, etc. Donc, cette consultation a donné un résultat qui est différent de celui qui vous a été annoncé. [PAGE 836]