Derder Fathi · Nationalrat · 2013-09-25
Derder Fathi · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2013-09-25
Wortprotokoll
Je vais être bref, car tout a été dit. Je souhaite simplement vous rappeler que la proposition à l'origine de la minorité I (Grin) visant à supprimer la réserve de 40 millions de francs a été rejetée en commission, qui juge cette réserve nécessaire en cas d'augmentation de la contribution à verser ou de variation du taux de change. Ce sont des points qu'il est indispensable d'anticiper. Ce n'est pas une volonté de dépenser sans compter pour s'amuser, mais une simple et nécessaire prudence, une anticipation de l'évolution aléatoire au niveau international.
La proposition de la minorité II (Mörgeli) souhaite effectuer une coupe linéaire de 20 pour cent, coupe subjective, sans réelle justification, un peu au pif allais-je dire - pourquoi 20 et pas 50 ou 0 pour cent? En outre, pourquoi une coupe sur des programmes indispensables à la prospérité suisse? Autant de raisons qui ont poussé la commission à rejeter, par 17 voix contre 7, la proposition Mörgeli à l'origine de la minorité II.
Enfin, encore un pur détail formel: on peut s'interroger sur le principe qui permet à un groupe de défendre deux propositions de minorité visant à effectuer deux coupes différentes dans une même position budgétaire. La commission a rejeté une première proposition visant à effectuer une coupe de 40 millions de francs; du coup, le même groupe dépose une proposition de minorité visant à couper, cette fois-ci, 60 millions de francs. Allez comprendre! Dans tous les cas, la commission vous recommande de rejeter ces deux propositions de minorité. Elle a rejeté la proposition défendue par la [PAGE 1635] minorité I (Grin) par 15 voix contre 9 et celle défendue par la minorité II (Mörgeli) par 17 voix contre 7.
En conclusion, je vous rappelle qu'il s'agit d'un dossier essentiel pour la Suisse comme pour sa diplomatie à Bruxelles, que les économies proposées sont en l'occurrence totalement dérisoires. Soit on se donne les moyens, en Suisse, de participer comme il se doit à ces programmes, soit on y renonce. En l'occurrence, la Suisse en a besoin.