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AB 160847

Carobbio Guscetti Marina · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-11-25

Wortprotokoll

Le budget 2015 de la Confédération prévoit un excédent de quelque 500 millions de francs. Selon l'extrapolation de septembre dernier, l'année 2014 dégagera un solde positif, malgré un recul des recettes. Les dépenses devraient être inférieures de 2,3 milliards de francs au montant budgétisé. Estimée à 4,1 pour cent des crédits accordés, la diminution des dépenses dans l'extrapolation 2014 est supérieure à la moyenne des dix dernières années.

Malgré la bonne et solide situation des finances de la Confédération, le ton du débat d'aujourd'hui est caractérisé par les termes "sparen", "économiser", "risparmiare". D'une part, certaines mesures présentées dans le Programme de consolidation et de réexamen des tâches 2014 sont déjà mises en oeuvre. Une partie de ces mesures, qui portent sur un montant de 376 millions de francs, influent en partie sur le budget 2015, car le Conseil fédéral a repris les mesures de réduction des dépenses qu'il pouvait décider en toute autonomie. D'autre part, aux coupes décidées par la commission s'ajoutent celles prévues dans des propositions individuelles au sujet de presque toutes les requêtes de l'administration.

Voilà donc que le projet de budget 2015, tel qu'il ressort des travaux de la Commission des finances, non seulement inclut la plupart des mesures d'économies proposées par le Conseil fédéral en prévoyant des coupes linéaires dans tous les départements, mais il touche aussi plus particulièrement un secteur, à savoir celui de l'aide publique au développement. Néanmoins, il sauve l'agriculture! Selon la majorité de la commission, l'agriculture devrait donc récupérer 110 millions de francs et l'aide publique au développement en perdre 90! Si le Parlement suit les propositions des Commissions des finances, l'agriculture sera le principal bénéficiaire de la hausse des dépenses. Alors que d'autres secteurs sensibles sont touchés par des mesures d'économies, surtout en raison du programme de consolidation et de réexamen des tâches, ici, comme je le disais, il y a des bénéficiaires, et parmi ceux-ci surtout l'agriculture.

Quant à l'aide publique au développement, même si l'on fait abstraction des coupes drastiques proposées par la commission, elle est si touchée par les mesures proposées par le Conseil fédéral qu'elle ne pourra pas remplir son objectif de représenter 0,5 pour cent du revenu national brut à partir de 2015.

Le groupe socialiste s'est toujours montré prêt à faire des compromis, ce qui suppose cependant d'avoir des partenaires également disposés à en faire. Cela n'a pas été le cas lors de l'examen de ce budget en commission.

Pour le groupe socialiste, la vision consistant à mener une politique financière faite de coupes budgétaires est insoutenable, surtout lorsque ces coupes ont pour objectif de mettre l'agriculture en opposition à la coopération au développement. Soutenir notre paysannerie et l'agriculture suisse uniquement au travers de subventions, et sur le dos des plus pauvres, ne constitue en rien une solution.

Le groupe socialiste a donné son aval à la Politique agricole 2014-2017; celle-ci doit désormais être mise en oeuvre. Par contre, cela ne signifie pas qu'il faut augmenter les subventions fédérales de plusieurs dizaines de millions de francs pour l'agriculture, aux dépens de la coopération au développement. Afin de garantir continuité et stabilité dans le budget 2015 de la Confédération, la même approche doit être réservée aux domaines de la coopération au développement et de l'agriculture.

La politica di cooperazione e aiuto allo sviluppo gioca un ruolo importante nella lotta alla povertà, affinché tutti gli esseri umani possano vivere dignitosamente e in maniera sicura nel loro Paese. Essa è anche uno dei pilastri fondamentali per affrontare il problema dei flussi migratori, di cui si dibatte tanto e spesso in quest'aula e da noi. Quante volte [PAGE 1911] abbiamo sentito dire da parte di quelle stesse forze, dai rappresentanti di quei partiti che ora vogliono tagliare di quasi 100 milioni di franchi il budget per l'aiuto allo sviluppo che le persone in fuga da guerre, carestie, situazioni di povertà vanno aiutate nei loro Paesi. Quanta contraddizione in queste proposte di risparmio che discutiamo oggi per l'aiuto allo sviluppo e quanta demagogia nel voler mettere l'uno contro l'altro, il sostengo all'agricoltura svizzera e i fondi destinati alla cooperazione allo sviluppo!

Come gruppo socialista vi invitiamo quindi a non seguire la maggioranza della Commissione delle finanze ma a dare prova di responsabilità: pochi anni fa abbiamo deciso che a partire dal 2015 lo 0,5 per cento del prodotto interno lordo sarà destinato alla cooperazione allo sviluppo. Si tratta di una somma oltretutto ancora inferiore rispetto a quanto richiesto dalle Nazioni Unite per uno sviluppo sostenibile e la lotta alla povertà. E parliamo di una quota che ora si vuole rimettere in discussione e che non verrà nemmeno raggiunta per via delle misure di risparmio proposte dal Consiglio federale - immaginiamoci cosa succederebbe se la proposta della maggioranza della commissione di tagliare quasi 100 milioni di franchi fosse accettata. Avremmo quindi un preventivo squilibrato che farà pagare le scelte poco lungimiranti di politica finanziaria ai più deboli nei Paesi in via di sviluppo e anche alle fasce più in difficoltà nel nostro Paese.