Burkhalter Didier · Bundesrat · 2014-06-16
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2014-06-16
Wortprotokoll
Oui et non! Je vous remercie pour votre question, Monsieur Rusconi. Je la comprends bien, mais je ne crois pas que l'on construise une vraie relation entre deux pays sur la méfiance. On construit une relation sur les faits et il ne faut pas être véritablement méfiant à l'égard de l'Italie.
Nous avons des contrats, un engagement et une position de la Suisse, de son gouvernement, de son Parlement quasiment unanime en faveur de cette exposition. Nous avons été les premiers à affirmer que nous voulions être présents. Donc, nous avons fait notre part. Maintenant, nous avons engagé la crédibilité et la volonté de la Suisse dans ce projet pour montrer que le lien entre notre pays et l'Italie est très important. Si l'on faisait preuve d'une méfiance excessive dans une phase difficile du projet, on perdrait tout l'investissement.
Je saisis cette occasion pour donner un message au Tessin en disant qu'il ne faut pas lâcher ce projet qui va au-delà de la méfiance que l'on peut avoir à l'égard d'un voisin. C'est un projet qui montre que la Suisse veut véritablement être partie prenante avec ses voisins lorsqu'ils organisent une exposition universelle. On voit donc mal que le voisin le plus proche, culturellement et géographiquement, se retire du projet. [PAGE 1087]
J'espère donc que le Tessin va trouver une bonne solution pour soutenir le projet d'Exposition universelle de 2015 en Italie.