preparatory:AB 163864
Fournier Jean-René · Ständerat · Wallis · Fraktion CVP-EVP · 2014-09-25
Wortprotokoll
Le projet du Conseil fédéral a le mérite d'offrir une solution aux exploitations hôtelières qui ont eu une vie relativement longue de 25 ans et qui ne sont plus rentables, de manière à éviter que ces infrastructures hôtelières ne se transforment en ruines - comme l'a dit mon collègue - dans des endroits souvent stratégiques dans les stations, puisque ce sont souvent d'anciens hôtels construits sur les meilleurs sites. Cette proposition du Conseil fédéral a le mérite d'offrir une porte de sortie qui est une ultima ratio; c'est vraiment la dernière solution à rechercher. Mais, elle entrouvre finalement la porte - je suis sensible à ce risque - à de grands hôtels qui ont aussi été exploités pendant 25 ans mais qui sont la propriété de fonds de placements ou de sociétés immobilières ou financières, qui pourraient y voir une opportunité de mettre fin à une exploitation peu rentable ou non rentable en procédant à une opération immobilière juteuse sur ces grands immeubles, qui, généralement sont bien placés au milieu des stations.
Ma proposition veut limiter cette possibilité de sortie et de valorisation d'un patrimoine bâti seulement aux exploitations hôtelières familiales, qui ont évidemment été exploitées pendant au moins 25 ans, et qui sont restées en main du patrimoine de la même famille, propriété et exploitation. C'est aussi une manière de pouvoir garantir une certaine valorisation à un immeuble souvent situé au centre de la station et qui risquerait autrement de tomber en ruine. C'est la raison pour laquelle je pense que ma version est certes un chemin un peu plus étroit que celle présentée par le Conseil fédéral, mais certainement plus valorisante sur le terrain, en tout cas pour les petites structures hôtelières. Les grandes structures hôtelières deviennent de toute façon très vite un problème communal, voire cantonal. Quand vous avez un hôtel de plusieurs centaines de chambres qui n'est plus rentable, pour lequel il faut trouver un avenir en cohérence avec la stratégie de la station touristique concernée, je pense que cela demande beaucoup plus de collaboration entre les autorités et les propriétaires que pour une petite exploitation hôtelière qui se retrouverait dans cette situation, bien souvent d'ailleurs en raison de l'obligation de devoir investir pour garder l'attrait de l'objet. Finalement, on trouve très peu d'investisseurs, qu'ils soient bancaires ou autres, dans l'hôtellerie. C'est pourquoi, il faut aussi pouvoir donner une solution aux exploitations familiales qui se trouvent en difficulté.