Tornare Manuel · Nationalrat · 2014-06-17
Tornare Manuel · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-06-17
Wortprotokoll
On le sait aujourd'hui, la cybercriminalité atteint de telles proportions qu'elle ne doit pas laisser les pouvoirs publics indifférents. Cette cybercriminalité s'amplifie et a des conséquences sur les enfants, les adolescents, les jeunes - évidemment aussi sur les adultes -, les [PAGE 1139] trois premières catégories de tranches d'âge étant beaucoup plus vulnérables. Les communes, les cantons, la Confédération en ont pris conscience. Mais on peut faire plus. Le principe de subsidiarité existe: il y a des associations privées, surtout dans certains cantons, qui accomplissent, il faut le souligner, un travail remarquable pour lutter contre la cybercriminalité. Je pense à l'association qui agit surtout en Suisse romande, mais aussi en partie en Suisse alémanique, qui s'appelle "Action Innocence". Cette association agit en collaboration avec les polices municipales, cantonales et avec les fonctionnaires de certains départements municipaux ou cantonaux et même avec la Confédération, je le sais.
Ce que je demande est - ici aussi, comme dans la motion précédente - qu'il y ait pour l'ensemble du territoire national une prise de conscience, qu'il n'y ait pas d'inégalités d'un canton à l'autre dans cette lutte qui est une lutte véritablement capitale pour le bien-être de nos concitoyennes et concitoyens, surtout dans les tranches d'âge que j'ai désignées.
Le Conseil fédéral, je le sais, va me répondre que cela se fait avant tout sur la base du volontariat. Je rejette cela. A un moment donné, quand on n'est pas suffisamment coercitif dans un domaine comme celui-ci, il n'y a que les cantons concernés, qui sont peut-être les plus progressistes, qui prendront les mesures audacieuses sur le plan politique qui s'imposent. Les autres laisseront faire ou s'en remettront aux cantons voisins.
Je vous demande donc de soutenir cette motion qui montrera véritablement que la Suisse a ce même désir, dans chacun de ses cantons et chacune de ses communes, de prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la cybercriminalité, qui devient vraiment, comme je le disais, un fléau redoutable.