preparatory:AB 16685
Chappuis Liliane · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-11-28
Wortprotokoll
La formation scolaire et la formation professionnelle sont en profonde mutation. Les technologies de l'information et de la communication se développent de manière spectaculaire et prennent de plus en plus d'importance. Elles ont envahi les entreprises et les loisirs, seul le système éducatif est resté en grande partie à l'écart. Or, il est impératif que les enfants des écoles aient accès à ces technologies et apprennent à les utiliser. Pour ce faire, il faut équiper toutes les écoles en ordinateurs, en accès Internet, en logiciels et didacticiels, et surtout il faut former les enseignantes et les enseignants à leur utilisation pédagogique. Les avantages de ces technologies sont énormes et leurs possibilités quasiment infinies. Elles doivent faire partie intégrante du processus éducatif. Les enseignantes et enseignants doivent maîtriser les machines, connaître les programmes et les didacticiels et apprendre à les insérer dans leur enseignement. Le rôle de l'enseignant reste essentiel, mais il doit évoluer. De plus, il est nécessaire de travailler sur des projets pédagogiques en utilisant ces nouvelles technologies.
La Confédération, les cantons et les communes doivent mettre à disposition les moyens nécessaires pour assurer une réelle intégration de ces technologies: formation des enseignants, équipement des écoles, production de matériel didactique dans les langues nationales, coordination entre les communes et les cantons. La tâche est aussi grande que le défi de ces technologies. Les pays voisins l'ont bien compris et ont déjà pris des décisions et voté les budgets nécessaires. Les pays nordiques ont été les premiers à faire cet effort il y a déjà près de dix ans. [PAGE 1569]
Le Conseil fédéral a bien compris le défi en adoptant, le 18 février 1998, une stratégie pour une société de l'information et en mandatant un groupe de travail pour élaborer un rapport et des propositions.
Ce rapport a été transmis au Conseil fédéral le 14 avril 1999. Il ne restait plus qu'à prendre les décisions et à accepter le crédit. Cela doit se faire au plus vite, afin de garantir l'égalité des chances aux élèves, apprentis et étudiants de chaque canton face au défi que représentent ces nouvelles technologies.
La loi fédérale sur l'encouragement de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les écoles va dans le bon sens, puisqu'elle permet de donner une réelle impulsion afin d'accélérer le processus d'intégration de ces technologies dans les écoles. Il s'agit de passer de l'étape du "to learn to use ICT" à celle du "to use ICT to learn", ou comment intégrer l'ordinateur et Internet dans l'enseignement de tous les jours.
D'une durée limitée à cinq ans, c'est un projet qui relève d'une véritable collaboration entre la Confédération, les cantons et l'économie privée. La Confédération y participe à raison de 100 millions de francs consacrés à la formation de formateurs, à des projets pédagogiques innovants, au développement de supports pédagogiques et techniques. Les cantons engageront de 800 à 900 millions de francs pour assurer la généralisation des mesures subventionnées par la Confédération et l'équipement technique des écoles. L'économie privée apporte 100 millions de francs sous la forme d'offres de hardware, software et services. Au total, 1 milliard de francs sur cinq ans pour un public cible de 100 000 enseignantes et enseignants et d'un million d'élèves. Pour les 100 millions de francs de la Confédération, cela représente 100 francs par élève sur cinq ans, soit 20 francs par année.
Seit mehreren Monaten bereiten verschiedene Arbeitsgruppen einen detaillierten Aktionsplan und die Modalitäten zur Umsetzung des Gesetzes vor. Die Arbeitsgruppen setzen sich aus Vertreterinnen und Vertretern der Kantone, des Bundes, der Dachverbände, der Lehrpersonen, der Lehrerinnen- und Lehrerausbildungsstätten und der Privatwirtschaft zusammen. Diese Arbeiten werden von der Task Force ICT und Bildung begleitet und genehmigt. Die Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren hat den Aktionsplan anlässlich ihrer Plenarversammlung vom 7. Juni 2001 angenommen.
Die Umsetzung der Projekte baut auf den bestehenden Strukturen auf. So findet die Ausbildung von Ausbildnern in den bestehenden Aus- und Weiterbildungszentren der Lehrpersonen statt. Damit werden die erforderlichen Kompetenzen in allen Regionen unseres Landes entwickelt. Diese dienen dann dazu, die Grund-, Aus- und Weiterbildung der Lehrpersonen in Informations- und Kommunikationstechnologien zu generalisieren. Die kantonalen und regionalen Kompetenzzentren werden ebenfalls ausgebaut.
Der Gesetzentwurf hat bei allen am Bildungswesen Beteiligten grosse Hoffnung und Begeisterung geweckt. Viele Projekte sind in Arbeit. Bei Genehmigung des Gesetzes durch die Räte kann die Ausbildung der Ausbildner ab Herbst 2002 starten. Die ersten Ausbildungsstätten treffen bereits Vorbereitungen. Alle Beteiligten sind bereit und warten ungeduldig auf unseren Entscheid. Es ist selten, dass ein Projekt, welches Bund, Kantone und die Privatwirtschaft vereinigt, den Räten unterbreitet wird. Diese neue Form der Partnership mit genau zugeteilten Rollen geniesst die Unterstützung aller am Bildungswesen Beteiligten. Den Gesetzentwurf an den Bundesrat zurückzuweisen bedeutet, den bereits vorhandenen Elan zu stoppen, das Ganze um mindestens ein Jahr zurückzuwerfen, alle engagierten Personen zu demotivieren. Die Schweiz weist im internationalen Vergleich bereits jetzt einen gewissen Rückstand auf. Es ist an der Zeit, die Dinge vorwärts zu bewegen und den erforderlichen Willen zu zeigen.
Ce projet de loi a soulevé beaucoup d'espoir et d'enthousiasme chez les acteurs de la formation. Beaucoup de projets sont en élaboration. Si la loi est acceptée par les Chambres, la formation des formateurs de formateurs pourra commencer en automne 2002. Les centres de formation des enseignants s'y préparent. Tous les acteurs sont prêts et attendent avec impatience notre décision.
La Suisse accuse déjà un retard certain. Il est temps maintenant de montrer une volonté de faire avancer les choses. Nous vous prions donc de soutenir ce projet et de rejeter la proposition de renvoi au Conseil fédéral.