Grobet Christian · Nationalrat · 2001-12-03
Grobet Christian · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-12-03
Wortprotokoll
Comme je l'ai dit tout à l'heure, le projet de récupérer les locaux pour les besoins du Parlement, en tant que tel, est un excellent objectif. Le problème était de trouver une solution satisfaisante pour les journalistes qui vont être délogés. A ce sujet, comme M. Messmer l'a dit, la commission a prêté beaucoup d'attention à cette question, puisque nous avons noué le dialogue avec les représentants de l'Association des journalistes parlementaires. Celle-ci nous a adressé une lettre, ce qui nous a amenés à les recevoir. Sauf erreur de ma part, depuis la séance qui a eu lieu au mois d'août, où j'avais encore quelques doutes, il n'y a pas eu de lettre de récriminations de la part des journalistes. Je dois dire, dès lors, que je suis un tout petit peu étonné que maintenant, au dernier moment, on vienne nous dire: "Ah, mais les journalistes sont toujours mécontents", alors que, comme cela a été rappelé tout à l'heure, tant par M. Messmer que par moi-même, un certain nombre de solutions ont été trouvées pour faciliter le travail des journalistes pendant les sessions du Conseil national. Il est évidemment très important que ces contacts soient maintenus et je dois dire que je ne suis pas convaincu que les choses seront à l'avenir différentes de ce qu'elles ont été jusqu'à présent.
La question du coût de la maison de la presse a été soulevée par la proposition Kaufmann. Bien sûr que la rénovation de deux immeubles, ça coûte de l'argent. Mais, Monsieur Kaufmann, c'est un investissement, je dirais que c'est même un excellent investissement! Vous soulevez le problème quant à la question de savoir si ces locaux seront mis gratuitement ou non à disposition des médias. Mais la question reste parfaitement ouverte! Si, dans trois ou quatre ans, le Conseil fédéral a envie de demander une participation financière aux médias, il peut toujours le faire. Je crois qu'il ne faut pas confondre les deux questions.
Moi, personnellement, Monsieur Kaufmann, je trouve qu'il est normal de continuer dans la tradition d'hospitalité qui a été celle de la presse dans ce Palais fédéral, semble-t-il depuis de très, très nombreuses années - on nous dit même que depuis la construction de ce palais, il y avait toujours des représentants des médias et qu'on n'avait jamais demandé à ceux-ci de payer un loyer. Cette tradition d'hospitalité, elle me paraît normale, parce qu'il y va de l'intérêt général et pas de l'intérêt d'un seul, que nos débats soient relatés le mieux possible. Je tiens à dire, puisque vous critiquez la télévision, que le fait que les débats du Conseil national à propos de Swissair, il y a deux semaines, ont été intégralement retransmis sur la deuxième chaîne de télévision de la SSR a été très apprécié par le public. Tout ce que, moi, je peux espérer, c'est qu'à l'avenir il y ait plus de débats des Chambres fédérales qui soient retransmis sur l'une des chaînes ou sur une chaîne spéciale de la télévision. Je crois qu'il y a donc des avantages réciproques. N'oubliez pas, Monsieur Kaufmann, vous avez parlé de quelques gros médias, qui ont peut-être des moyens, mais n'oubliez surtout pas tous les autres journaux, qui ont un certain nombre de difficultés financières: on a, hélas, vu beaucoup de journaux d'opinion disparaître ces dernières années.
Par voie de conséquence, je constate, et je finirai par là, que la proposition Kaufmann ne vise pas à trouver encore une meilleure solution au profit des médias, mais simplement à refuser le crédit demandé et, là, je ne peux pas la suivre. La commission n'a jamais envisagé une telle hypothèse.
Je vous invite, comme tout à l'heure, à rejeter la proposition Kaufmann et à voter ainsi en faveur de l'ensemble du crédit.