Neirynck Jacques · Nationalrat · 2001-12-04
Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-12-04
Wortprotokoll
La somme demandée - 300 000 francs - est faible, mais elle est essentielle à la survie du Salon international du livre de Genève. Ceux qui la refuseraient doivent savoir qu'ils risquent que les promoteurs se découragent et que cette manifestation disparaisse.
Cette manifestation culturelle dépasse largement le cadre de la Suisse romande: sa fréquentation est au même niveau que le salon correspondant à Paris, ce qui n'est pas rien. Palexpo à Genève remplit ainsi, avec le Salon international de l'auto et Telecom, sa fonction d'ouverture sur le monde. C'est une façon de promouvoir Genève comme une capitale de la culture et de l'économie, en la faisant échapper à son destin normal de ville de province.
L'année passée, le Salon international du livre a bénéficié d'un subside de la Confédération puisé dans le bénéfice des ventes de la médaille du 700ème anniversaire de la Confédération. Comme ce fonds exceptionnel est épuisé, il faut recourir maintenant au budget ordinaire, d'autant plus que le soutien de la Télévision suisse romande est menacé par suite des économies que vous connaissez, suite aux redevances dont on a fait cadeau à certaines catégories. Idem pour la Loterie romande, dépitée de n'avoir point de casino.
L'Office fédéral de la culture est tout à fait d'accord de soutenir le Salon international du livre, il demande simplement que vous lui en accordiez les moyens. Le président de la Confédération, lettré éminent, a dit que la culture constituait la véritable infrastructure d'un pays. Je demande que cette parole se traduise en actes. Entre l'Office fédéral de la culture et Pro Helvetia, la Confédération consacre un demi pour cent de son budget à la culture: c'est moitié moins que Migros.