Gschwind Jean-Paul · Nationalrat · 2014-12-10
Gschwind Jean-Paul · Nationalrat · Jura · Fraktion CVP-EVP · 2014-12-10
Wortprotokoll
Bien que beaucoup d'arguments aient été évoqués et répétés ici, permettez-moi de revenir sur certains arguments qui plaident en faveur du maintien de la divergence avec le Conseil des Etats, soit pour le maintien d'un montant de 72,34 millions de francs à la position 708.A2310.0148, "Aides à la production végétale". Ces contributions concernant les aides à la production végétale ont été décidées dans le cadre de la Politique agricole 2014-2017 et reposent sur une base légale, à savoir sur les articles 54 et suivants de la loi sur l'agriculture. Elles visent à renforcer et à garantir l'approvisionnement indigène dans différents domaines: les céréales fourragères, la production de la betterave sucrière ou de la pomme de terre, la culture des oléagineux, le vignoble ou encore la mise en valeur des fruits.
Avec cette réduction budgétaire, il ne serait pas possible d'introduire des contributions pour les céréales fourragères. Il faut noter qu'entre 2000 et 2014, les surfaces fourragères ont diminué de 24 pour cent en passant de 84 000 à 64 000 hectares. Ceci a eu pour conséquence l'importation massive et considérable de matières premières. Les concentrés pour animaux en Suisse contiennent 50 pour cent de matières premières étrangères. La cause principale de la diminution des surfaces fourragères est imputable au manque de rendement induit par des coûts de production élevés pour une culture dite extenso pour 50 pour cent.
L'augmentation des contributions sera profitable à toute la branche, puisque le volume de production sera amplifié en fonction de l'augmentation des surfaces. Il faut encore mentionner que 50 pour cent des surfaces font l'objet de conditions de culture extenso, méthode soucieuse de l'environnement et dépourvue d'insecticides et de régulateurs de croissance.
La réduction de cette enveloppe budgétaire aurait aussi des conséquences négatives pour la culture de la betterave sucrière. Alors que l'abandon des quotas pour la production sucrière est planifiée pour 2017 dans l'Union européenne, et en tenant compte de la restriction des échanges économiques entre la Russie et l'Union européenne, il faudra compter avec une grande instabilité sur le marché du sucre et une forte pression sur les prix. Sur la base des accords bilatéraux avec l'Union européenne, le marché helvétique du sucre est directement lié au développement du marché européen. Ce qui est valable pour la culture de la betterave sucrière l'est également pour la culture de la pomme de terre, de moins en moins rentable et liée à de nombreuses inconnues. Ne diminuons donc pas les contributions, il en va de la survie de ces cultures!
Vu les arguments énoncés - qui ne sont pas exhaustifs -, le groupe PDC/PEV vous invite à soutenir la proposition de la majorité de la commission. Il s'agit ainsi de maintenir la divergence avec le Conseil des Etats afin de ne pas trahir les promesses faites aux familles d'agriculteurs lors de l'élaboration de la Politique agricole 2014-2017.
A la position 606.A2310.0211, "Contributions à l'exportation de produits agricoles transformés", la majorité du groupe PDC/PEV soutiendra la proposition de la majorité de la commission.