Rossini Stéphane · Nationalrat · 2015-03-02
Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-03-02
Wortprotokoll
J'ai le plaisir de vous saluer cordialement et d'ouvrir cette session de printemps 2015, une session chargée et au cours de laquelle notre conseil traitera des objets importants, qu'ils soient de nature institutionnelle, économique ou sociale.
Les premiers mois de cette année ont été marqués par des événements douloureux, qui influenceront de toute évidence le contexte politique et le quotidien de nos concitoyennes et concitoyens. A Paris, Bruxelles et Copenhague, la terreur et la violence ont sévi. Les fondements de nos démocraties ont ainsi été remis en cause. En tant que président du Conseil national, avec le président du Conseil des Etats, j'ai transmis, au nom de l'Assemblée fédérale helvétique, à nos homologues français et danois, nos condoléances aux familles des victimes et notre soutien aux autorités dans la défense des valeurs fondamentales, condamnant sans réserve ces actes terroristes.
En Suisse, la fin du taux plancher de 1,20 franc pour 1 euro décidée par la Banque nationale a provoqué un véritable choc. Il nous incombe dès lors d'agir avec lucidité pour que les tensions et problèmes qui en découlent puissent être résolus au mieux et au plus vite, d'autant plus que certaines situations régionales et réactions tant politiques qu'entrepreneuriales sont susceptibles d'affaiblir les cohésions sociale et nationale. Ainsi, lorsque des affiches politiques ou des vignettes sur les portes de commerces se veulent délibérément discriminantes, lorsque des autorités cantonales sont huées alors qu'elles privilégient l'échange avec la population, il faut prendre garde. Ne sous-estimons pas ces faits et leur portée; il en va de notre démocratie, de son enracinement, de sa légitimité.
Enfin, sachez qu'à fin janvier dernier, j'ai représenté l'Assemblée fédérale à Prague, lors des commémorations de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avec une trentaine de présidents de parlements d'Europe. Ce fut à la fois un espace de discussion et d'échange et un moment émouvant et solennel de mémoire; un devoir de mémoire qui relève aussi de notre responsabilité.
Je vous souhaite une excellente session de printemps.