Français Olivier · Nationalrat · 2014-09-24
Français Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2014-09-24
Wortprotokoll
Comme cela a été rappelé, nous devons adapter la loi fédérale sur le transit routier dans la région alpine pour rendre compatible le projet d'entretien du tunnel routier bidirectionnel du Saint-Gothard choisi par le Conseil fédéral avec la décision populaire du 20 février 1994 - il s'agit donc de respecter la Constitution.
Je suis choqué d'entendre des opposants au projet du Conseil fédéral nous traiter, nous les partisans, d'hypocrites, voire de faire douter la population de la validité d'une décision législative fédérale. Il y a lieu de rappeler que nous allons adopter une loi qui prévoit de restreindre le nombre de voies de circulation et qui impose un système de régulation du trafic des poids lourds.
Le fait que les membres du groupe socialiste ne veulent pas répondre aux questions posées prouve que leurs arguments ne sont pas solides, qu'ils ont de la difficulté à les défendre, et cela démontre aussi une certaine hypocrisie.
Lors de travaux d'entretien, le flux routier sur les routes nationales est de nos jours quasiment garanti sur tout le réseau. Cette règle permet de limiter le transfert des flux routiers sur les routes cantonales et sur les routes secondaires. De plus, compte tenu de la charge de trafic, les cantons, dans la mesure du possible, exigent que l'on ne réduise pas la capacité des flux et que l'on puisse garantir la circulation sur deux fois deux voies.
Ces exigences sont les nôtres, et elles ont un coût. Cette règle doit être respectée au Saint-Gothard, et diverger sur ce point revient à imposer une contrainte que l'on n'impose pas aux autres. Certes, pour le Saint-Gothard, cela a un coût non négligeable, car c'est un tunnel unique en son genre avec ses près de 17 kilomètres de longueur et son caractère bidirectionnel. Sur ce point, et quoi qu'en disent les opposants au projet du Conseil fédéral, le rapport coût/bénéfice de la construction d'un deuxième tube ne craint [PAGE 1747] aucune comparaison avec d'autres projets d'entretien du réseau. Cela a un coût important, un coût imposé, au même titre que le seront les charges financières non négligeables sur l'A9 entre Montreux et Lausanne - par exemple - lors des travaux d'entretien des nombreux tunnels, prévus sur cet axe durant cette décennie.
Il va de soi que chacun s'inquiète de ces importantes dépenses, qu'elles doivent être garanties par des ressources financières durables, en tenant compte tant du programme d'entretien - j'insiste sur le terme "entretien" - sur tout le réseau suisse que des projets de développement nécessaires sur tout le réseau suisse. En cela, nous sommes dans l'attente d'un consensus général au sein du Parlement en réponse au projet FORTA qui a été mis en consultation par le Conseil fédéral. Nous attendons, dans ce cadre, de tous les partis politiques qu'ils apportent la solution au développement et aux garanties d'entretien de nos infrastructures.
Dire oui au projet du Conseil fédéral, c'est garantir non seulement à tous les Suisses de pouvoir se rendre dans le nord comme dans le sud du pays, mais c'est aussi garantir aux habitants d'un canton d'avoir accès, avec un minimum de contraintes et en sécurité, au reste de la Suisse.