Berset Alain · Bundesrat · 2014-12-10
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2014-12-10
Wortprotokoll
La lutte contre la résistance aux antibiotiques est un enjeu très important pour l'avenir. C'est un sujet extrêmement sensible de santé publique dans notre pays, mais également sur le plan international. Maintenant qu'il a été clairement reconnu, nous devons apporter une réponse à ce problème.
Dans ce cadre-là, il est clair qu'on ne peut pas différencier la santé humaine de la santé animale. Nous devons voir les choses ensemble et apporter une réponse coordonnée aux problèmes de résistance aux antibiotiques. Pour apporter une réponse coordonnée, il faut d'abord avoir un système d'information qui fonctionne bien, qui tienne compte des besoins que nous avons dans ce domaine, et qui nous permette de travailler tant sur le plan international que national.
C'est un sujet qui a pris beaucoup d'importance ces derniers mois et ces dernières années. C'est pourquoi, dans le projet qui vous a été transmis par le Conseil fédéral, il n'y avait pas d'éléments aussi complets que ceux contenus dans le projet de la commission. Cela explique également le fait que la commission du Conseil national s'est penchée sur cette question et a finalement adopté une proposition qui a été rejetée par son conseil, parce que ce dernier avait estimé, vu qu'il n'y avait pas eu de consultation, qu'une bonne coordination avec les acteurs concernés ne pouvait pas être garantie. Après les débats au Conseil national, ces discussions ont eu lieu et ont permis d'élaborer des articles qui sont soutenus largement - je crois qu'on peut le dire aujourd'hui - et qui ne vont pas trop loin. Ils fixent simplement quelques règles claires sur le fonctionnement de ce système d'information et sur les conditions qui sont nécessaires pour répondre aux problèmes de résistance aux antibiotiques. Je crois qu'avec ces articles, votre commission a trouvé un chemin très pragmatique.
Au Conseil national, la proposition a été rejetée, mais c'était un rejet relatif uniquement à la formulation et non pas au fond - c'est en tout cas comme ça que je l'ai ressenti. Sur le fond, à savoir la nécessité de se donner les moyens de mieux combattre la résistance aux antibiotiques, la volonté était partagée.
Je pense que la proposition de votre commission est une bonne solution et je vous invite à la soutenir.