Robbiani Meinrado · Nationalrat · 2001-12-12
Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-12-12
Wortprotokoll
L'attention particulière envers les travailleurs et travailleuses plus âgés, qui sont les plus exposés aux contrecoups des périodes de crise conjoncturelle et de réorganisation de l'économie, cette attention doit pouvoir être un fil rouge dans toute la loi. Il me paraît donc nécessaire, aussi dans le cadre de la protection en cas de maladie, d'introduire une solution différenciée un peu plus favorable aux chômeurs et chômeuses plus âgés. Pour quels motifs?
D'abord, parce que la probabilité de tomber malade peut être plus élevée pour cette catégorie d'assurés, mais surtout pour une autre raison. Un chômeur a déjà aujourd'hui la possibilité de s'assurer individuellement contre la perte de gain en cas de maladie. S'il désire le faire, on lui demande toutefois des primes qu'il ne peut visiblement pas se permettre.
Pour un chômeur âgé, les primes mensuelles se situent souvent autour de 300 à 500 francs. Un exemple: un chômeur qui avait un salaire de 4000 francs reçoit une indemnité d'à peu près 2600 francs. Si ce chômeur devait de plus payer entre 300 et 500 francs par mois, il devrait vivre avec la moitié de son revenu antérieur; il tomberait certainement au-dessous du seuil de pauvreté. J'ai vu des offres de caisses-maladie faites à ces chômeurs qui dépassent de loin 500 francs par mois.
Je propose donc que pour ceux qui ont 55 ans ou plus, la couverture en cas de maladie soit étendue à deux mois, trois mois dans le délai-cadre. Cette proposition permettrait d'obtenir un peu plus de protection pour cette catégorie de chômeurs. Elle permettrait aussi de s'assurer individuellement contre la perte de gain, à des coûts un peu inférieurs suite à une plus longue période d'attente couverte par la loi sur l'assurance-chômage.
Une solution plus complète doit évidemment être recherchée dans le cadre d'une assurance collective, comme le souhaite la commission dans un postulat. Mais n'oublions pas qu'il y a là des difficultés. L'expérience faite dans certains cantons a démontré qu'il y a vraiment des difficultés à introduire une solution de ce genre. Cela incite donc à faire un pas immédiat, bien que modeste, en faveur des chômeurs les plus âgés.