Berset Alain · Bundesrat · 2015-06-16
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2015-06-16
Wortprotokoll
Que puis-je répondre à une telle question sans ne rien dire de faux? Je rappelle ici, même si cela a été fait tout à l'heure, que nous connaissons actuellement une augmentation des maladies non transmissibles et nous savons que des éléments liés à l'alimentation, au surpoids ou à une consommation insuffisante de fruits et légumes peuvent conduire à des difficultés qui peuvent aussi avoir pour conséquences certaines maladies non transmissibles. C'est la raison pour laquelle, dans l'alimentation comme dans tout, il faut de la modération. Il faut une alimentation variée. Monsieur Stöckli, nous pourrions aller manger une fois ensemble et appliquer un peu ces recommandations de modération et d'équilibre que je diffuse ici. Mais il faut être relativement prudent, parce qu'il n'appartient pas à l'Etat ou au Conseil fédéral de dicter un comportement aux gens. Il s'agit d'informer là où il est possible de le faire.
En matière de jeûne, pour répondre très concrètement à la question que vous posez, si nous avons une certaine retenue sur la manière dont il s'agit d'informer, c'est parce que parler de jeûne ne veut pas dire grand-chose. On sait que se contenter pendant longtemps de liquide, d'eau, de tisanes, de bouillons aux légumes ou que renoncer à s'alimenter peut entraîner des problèmes de santé supplémentaires. Cela dépend de la manière dont c'est pratiqué, de la façon dont c'est réalisé. Il est relativement difficile de donner une recommandation précise dans ce cadre.
L'important est de varier l'alimentation le plus possible; c'est d'ailleurs ce que nous diffusons comme information. D'ailleurs, chaque fois que l'information est diffusée à ce propos par la Confédération, il y a toujours des critiques disant: "Ce n'est quand même pas l'Etat qui va nous dire ce qu'on doit manger!" Nous sommes donc relativement prudents en rappelant que, dans le fond, le plus important est une nourriture équilibrée et variée et qu'ensuite, tout régime alimentaire devrait être adapté à la situation et effectué sous la surveillance d'un professionnel.
En vous écoutant, je regardais cette magnifique fresque de la Landsgemeinde de Nidwalden à Wil an der Aa (Monsieur le conseiller fédéral Berset montre la fresque en face de lui) et je me disais: "Mais ont-ils quelque chose à manger?" J'ai remarqué qu'il y avait à boire; apparemment, c'est du vin. Il y a donc des boissons, mais je ne vois pas de pique-nique. Est-ce qu'il s'agit là d'une apologie du jeûne? Je ne pense pas, Monsieur Stöckli. Mais je me suis quand même posé la question en regardant cette Landsgemeinde.
Je suis conscient que vous serez insatisfait de ma réponse orale, comme vous l'étiez de la réponse écrite du Conseil fédéral. Je vous le répète: cinq fruits et légumes par jour, une alimentation variée et équilibrée. Et je me réjouis beaucoup d'un prochain repas que nous pourrions prendre ensemble.