Grin Jean-Pierre · Nationalrat · 2012-09-26
Grin Jean-Pierre · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2012-09-26
Wortprotokoll
Les contributions à la sécurité de l'approvisionnement devraient devenir l'élément central de ce nouveau système de paiements directs. Pour pouvoir assurer les différentes prestations d'intérêt général, les exploitations agricoles doivent non seulement exister et disposer des infrastructures dont elles ont besoin, mais les exploitants doivent aussi disposer d'une solide formation professionnelle. Pour cela, les contributions à la sécurité de l'approvisionnement assurent une certaine stabilité et sécurité, sans empêcher les structures d'évoluer. Il est donc nécessaire d'augmenter les contributions à la sécurité de l'approvisionnement et de diminuer les contributions de transition.
La minorité Aebi Andreas à l'article 72 demande de considérer l'intensité de l'exploitation pour les surfaces fourragères; je vous recommande d'accepter cette proposition. Dans les grandes cultures, il faudrait fixer le niveau des contributions de manière à inciter quelque peu la production. Pour les céréales fourragères, une contribution spécifique devrait être introduite pour rendre cette culture au niveau local plus attractive, au détriment des importations qui ont très fortement augmenté ces dernières années.
La proposition de la minorité Schelbert à l'article 73, qui demande la création de nouvelles surfaces de biodiversité, est à rejeter, car il est nécessaire de garder un maximum de surfaces pour la production. Saviez-vous par exemple que, dans notre pays, il y a déjà plus de 125 000 hectares de surfaces de compensation écologique assurant la biodiversité, alors que les céréales panifiables couvrent à peine 120 000 hectares? Vouloir aller plus loin serait dommageable pour notre sécurité alimentaire.
Dans l'intérêt de la sécurité des éleveurs et des animaux vivant en groupe, il n'y a pas lieu de bannir la pratique de l'écornage fait de manière indolore. Je vous demande donc de rejeter également la proposition de la minorité Schelbert à l'article 75.
A l'article 73 alinéa 3, la part cantonale de 20 pour cent sur les surfaces de promotion de la biodiversité est à maintenir pour deux raisons. Premièrement, il est normal que les cantons, qui jouent un rôle déterminant dans la concrétisation des projets de mise en réseau, participent aussi à leur financement. Deuxièmement, ces paiements devraient être pris dans l'enveloppe des paiements directs généraux, ce qui diminuerait les montants globaux pour les agriculteurs.
Je vous demande donc de rejeter à cet article la minorité Bertschy.