Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2012-06-13
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2012-06-13
Wortprotokoll
Je m'exprime au nom du groupe des Verts. En principe, ce sera ma seule intervention dans le long débat d'aujourd'hui.
Comme président de la Commission des institutions politiques, j'ai dirigé les travaux de la commission qui se sont soldés par d'innombrables décisions dont je prends acte, mais qui sont souvent contraires à mes convictions profondes; des convictions forgées par plus de trente années d'expérience professionnelles et associatives dans le domaine de la migration et de l'asile, trente années d'engagement auprès de personnes persécutées.
En ce qui concerne l'aide d'urgence, je fais partie de la majorité de la commission. Je suis convaincu que la suppression de l'aide sociale ne serait pas seulement inhumaine, mais aussi contre-productive en vue de la résolution des problèmes de notre société que la minorité de la commission cherche à régler. Refuser l'aide sociale aux gens, leur couper les vivres, les placer en situation de détresse, cela revient aussi à fabriquer des délinquants supplémentaires; c'est carrément un pousse-au-crime. De plus, on punit du même coup les vrais persécutés.
Wir sind nicht in einer Notsituation. Wir haben im Asylverfahren Frauen, Männer, Jugendliche und Kinder, die in einer Notsituation sind. Ich appelliere an all jene Kolleginnen und Kollegen, die nicht der Mehrheit der Kommission folgen wollen, die jetzt für Schutzsuchende die Abschaffung der Sozialhilfe und die Einführung der Nothilfe fordern, noch einmal kurz über die Konsequenzen der Abschaffung der Sozialhilfe für alle Asylsuchenden nachzudenken. Wenn Sie für den Bundesrat, die Mehrheit unserer Kommission, für [PAGE 1124] Menschenrechtsorganisationen, das UNHCR, die Schweizerische Bischofskonferenz und andere kirchliche Kreise nichts übrighaben, bitte ich Sie, noch einmal darüber nachzudenken, warum der Schweizerische Städteverband, die Sozialdirektorenkonferenz, also die Verantwortlichen der Gemeinden und Kantone, die das Recht vor Ort umsetzen müssen - um nicht zu sagen: ausbaden müssen, was unser Rat heute hier beschliesst -, uns bitten, die Sozialhilfe nicht abzuschaffen.
Les responsables des affaires sociales dans les exécutifs des cantons et des communes nous disent clairement que les restrictions proposées par la minorité ne sont pas justifiables, socialement ou institutionnellement. Une punition collective par la suppression de l'aide sociale, y compris pour un nombre important de personnes traumatisées, victimes de guerres, de tortures, qui obtiendront par la suite - des mois ou des années plus tard - le statut de réfugiés ne peut pas être la voie de la Suisse, pays fondateur de la Croix-Rouge.
Je vous prie de suivre la majorité et de rejeter la proposition Müller Philipp qui a été déposée à la dernière minute et qui n'a même pas pu être discutée en commission.