Gentil Pierre-Alain · Ständerat · 2001-11-27
Gentil Pierre-Alain · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-11-27
Wortprotokoll
L'examen de la Commission des finances, s'agissant du budget 2002, a porté sur le projet du Conseil fédéral et a pris en considération la planification financière telle qu'acceptée par nous-mêmes.
Notre commission a renoncé, contrairement à celle du Conseil national, à se livrer en dernière minute à un exercice d'urgence consistant à rogner sur certaines dépenses, suite à la décision que nous avons prise dans le dossier Swissair. Cette attitude me paraît la bonne. La problématique Swissair constitue un cas particulier et doit être traitée comme telle même si, M. Inderkum vient de le souligner utilement, tout ne peut pas être prévisible. Nous devons admettre que certaines lignes directrices sont fixées et qu'il nous appartient de nous y tenir. Même si ce dossier Swissair révèle presque tous les jours de nouvelles surprises, le Parlement a pris ses responsabilités il y a peu. Il a décidé de mesures qui auront naturellement des incidences sur le niveau de notre endettement, mais nous devons assumer cette décision également et il ne paraît pas raisonnable de sortir les ciseaux dans l'urgence pour trouver çà et là, dans le budget, des économies sous prétexte de limiter les dégâts, et de les limiter d'ailleurs - si on peut employer l'expression - de manière fort partielle. Cela va à l'encontre d'une planification normale des dépenses publiques; cela va aussi à l'encontre de choix prioritaires décidés qui doivent être assumés. La part de l'imprévu doit être acceptée en urgence elle aussi.
Je vous propose donc d'entrer en matière et de suivre les propositions de la commission, d'examiner les propositions formulées par quelques-uns de nos collègues pour leur valeur intrinsèque et non pas de lier forcément et hâtivement le budget 2002 avec les conséquences de l'affaire Swissair.