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Nordmann Roger · Nationalrat · 2010-09-22

Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2010-09-22

Wortprotokoll

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables a pour objectif de favoriser une utilisation renforcée et durable des énergies renouvelables. Son premier but concret est d'offrir un service d'assistance et de conseil pratique aux pays émergents et aux pays en développement, également de proposer des instruments pour adapter les conditions-cadres nécessaires - aussi d'ordre institutionnel - ainsi que de contribuer au développement des compétences. Il s'agit aussi de faciliter l'accès aux informations telles que les données fiables sur le potentiel des énergies renouvelables, les meilleures pratiques, les mécanismes de financement et les connaissances techniques les plus récentes.

Les statuts de cette agence ont déjà été signés par 148 Etats de la planète; 34 les ont ratifiés. Elle aura son siège à Abu Dhabi. L'adhésion de la Suisse à l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) n'exige aucune adaptation de notre législation; elle n'entraîne aucune conséquence financière pour la Confédération, abstraction faite de la cotisation de membre, qui sera absorbée par le budget de l'Office fédéral de l'énergie. Ce seront dans un premier temps 250 000 francs par an, dans un deuxième temps 370 000 francs.

L'acronyme IRENA - prénom dont l'étymologie signifie la paix, "der Frieden" - est particulièrement bien choisi si l'on considère que la plupart des conflits armés et des guerres contemporaines s'expliquent très largement par des batailles autour de l'accès aux énergies non renouvelables et en particulier au gaz et au pétrole. Le développement des énergies renouvelables est fondamentalement un projet porteur de paix, car ces énergies - le soleil, le vent, la géothermie, la biomasse - sont particulièrement bien réparties autour du globe et on ne peut pas les séquestrer militairement. Ce prénom et cet acronyme sont donc aussi le signe d'un projet de paix, d'un projet pacificateur.

Pour cette raison, la majorité de la commission a suivi le Conseil des Etats, qui a adopté ce projet à l'unanimité. Notre commission a pris sa décision par 15 voix contre 10. Le représentant de la minorité vous expliquera tout à l'heure pourquoi il est opposé à l'entrée en matière.