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Langenberger Christiane · Ständerat · 2001-12-05

Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-12-05

Wortprotokoll

J'aimerais tout d'abord faire une remarque à M. Schmid. S'il pratiquait l'Internet, il aurait peut-être pu prendre connaissance des débats au Conseil national et voir l'ensemble des discussions et les sujets que nous abordons aujourd'hui. Puis, les travaux de la commission, ceux que nous avons pratiqués hier, touchaient véritablement à de toutes petites questions de détail. Petite mise au point.

Je suis évidemment pour l'entrée en matière. M. Schmid a dit que, finalement, ce n'était pas du ressort de la Confédération. C'est un sujet sur lequel on va retomber plusieurs fois, que ce soit dans la révision de la loi sur la formation professionnelle, que ce soit à propos de l'initiative parlementaire Zbinden Hans 97.419 demandant un article constitutionnel sur l'éducation. C'est effectivement un sujet très intéressant de savoir où la Confédération doit agir, peut agir, et où c'est du ressort des cantons, surtout dans le domaine de l'école obligatoire.

Je rappellerai néanmoins qu'il y a inégalité entre les cantons. Quand on me dit que tous les cantons ne font pas la même chose, c'est vrai. Il y a des cantons qui peuvent faire énormément au niveau de l'informatique. C'est pour cela que tous les directeurs des établissements cantonaux ne sont pas forcément d'accord. Mais certains cantons, bien des cantons ne sont pas du tout à la pointe au niveau de l'informatique, même si je considère aussi, comme M. Bieri, qu'après tout ce n'est qu'un instrument qu'on met à la disposition de la formation. Aujourd'hui, nos élèves, nos instituteurs sont tributaires au quotidien de ces connaissances en informatique. Alors, nous voulons transmettre ces connaissances à nos enfants parce que l'instrument qu'est l'informatique permet de leur faciliter la tâche, les rend indépendants, leur apprend à réfléchir, à apprendre seuls, les incite à apprendre à apprendre; ce sont les fameuses connaissances clés que l'on revendique aujourd'hui dans la formation.

J'aimerais aussi rappeler que si nous avons bon nombre d'enseignants qui maîtrisent Internet et l'informatique, sur 90 000 enseignants, seuls 15 000 sont capables de gérer [PAGE 884] des problèmes informatiques dans leur classe et se trouvent, en face de leurs élèves, très démunis par rapport aux connaissances de ces élèves.

Pour ma part, je crois aussi que nous donnons un signe, la Confédération donne un signe à l'ensemble de la population comme quoi l'informatique, comme quoi le fait d'apprendre, d'avoir des connaissances poussées dans nos écoles est fondamental pour l'avenir de ce pays. Et ce signe, il vient, en plus, en encourageant une collaboration des entreprises avec nos cantons, avec nos communes, avec la Confédération pour soutenir ce projet. Il y a parfois des signes qui ne coûtent pas très cher à la Confédération. Je rappellerai aussi que, par rapport à ce petit montant que nous mettons à disposition, 20 millions de francs par année sur cinq ans, les Pays-Bas ont investi 1,5 milliard pour informatiser leurs classes.

Je crois que c'est un sacrifice que nous pouvons faire, qui est peut-être une petite entorse. Mais nous donnons un signe à l'ensemble des cantons et aux enseignants. Je pense que c'est quelque chose de favorable que nous devons absolument soutenir.

Et puis, finalement, la Confédération se mêle peut-être de quelque chose qui ne la regarde pas, mais qui subventionne nos universités, qui subventionne nos HES, lieux où nos enseignants sont formés?

La Confédération n'intervient ici que dans la formation des formateurs. C'est la raison pour laquelle je soutiens ce projet.