Grin Jean-Pierre · Nationalrat · 2014-09-10
Grin Jean-Pierre · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2014-09-10
Wortprotokoll
Cette initiative parlementaire prévoit de poursuivre le soutien financier fédéral aux structures d'accueil extrafamilial. Effectivement, il est important de donner la possibilité aux mères de famille de travailler en pouvant concilier activité professionnelle et vie familiale, pour les raisons qui ont déjà été largement évoquées par les rapporteurs. Pour cela bien sûr, il est nécessaire de créer des places d'accueil de jour pour les enfants. Mais la Confédération a déjà fait une grande part en accordant un montant total de 450 millions de francs; cela doit être maintenant de la responsabilité locale.
Cette nouvelle demande de 120 millions de francs est en quelque sorte du saupoudrage financier, pas strictement nécessaire. Cela pour plusieurs raisons:
1. A l'avenir, la responsabilité financière - je le répète - doit incomber aux communes et aux cantons qui sont mieux à même de définir les véritables besoins et de les financer avec l'aide des parents.
2. La Commission des finances a reçu la proposition de budget 2015 dans lequel, pour répondre au frein à l'endettement, des coupes de plus de 700 millions de francs sont proposées, dont plus de 120 millions pour l'agriculture. Cherchez la proportionnalité! Donc, en cette période de restrictions budgétaires, la Confédération, qui a déjà fait sa part, ne doit pas encore augmenter ses dépenses pour ces structures, mais laisser les cantons et les communes organiser les structures d'accueil avec la collaboration aussi des entreprises.
3. Les procédures administratives et les exigences de formation limitent la possibilité de répondre aux besoins locaux en la matière. Pourquoi interdit-on à une mère de famille d'accueillir officiellement deux à trois enfants dans son appartement alors qu'elle a elle-même élevé ses propres enfants? Avec cette rigidité administrative qui a été mise en place on se prive de nombreuses places de garde.
Donc, si l'on désire augmenter les places d'accueil de jour pour les enfants, les procédures administratives doivent être allégées, les coûts de fonctionnement des structures ne doivent pas prendre l'ascenseur en raison de la mise en place d'une administration lourde et coûteuse comme dans certains endroits, alors que l'on pourrait bénéficier de l'administration scolaire, locale qui est sur place.
Dans nos régions et nos communes, il y aurait beaucoup de mamans intéressées et compétentes pour garder des enfants mais, comme je l'ai dit, des exigences disproportionnées les en empêchent. Approuver des crédits supplémentaires d'un côté et, de l'autre, multiplier les exigences administratives et de formation conduit à une augmentation des coûts, mais pas à l'efficacité en vue de répondre aux besoins de la population.
Pour toutes ces raisons, je vous invite à soutenir la proposition de la minorité Pieren.