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Steiert Jean-François · Nationalrat · 2015-06-19

Steiert Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-06-19

Wortprotokoll

Nous avons longuement discuté, et des finances, et des mesures. C'est pour cela que je n'ai pas, contrairement à ce qui se fait d'habitude dans ce genre de dossiers, commencé mon rapport par des considérations relatives à la formation, mais que j'ai tout d'abord évoqué des considérations d'ordre financier.

Nous avons absolument conscience de la situation financière de la Confédération. Nous avons conscience que nous devons prendre des responsabilités. Mais prendre des responsabilités, ce n'est pas dire que toute une série de dépenses étant prédéfinies, nous ne pouvons pas y toucher et que le reste doit donc s'accommoder de la situation. Tout le monde le dit, par exemple Swissindustries, l'Union suisse des arts et métiers - dont le président siège dans notre conseil -, les grandes associations de l'économie suisse: le Parlement doit prendre ses responsabilités et allouer les moyens, sur l'ensemble des dossiers de formation et de recherche, pour aller de l'avant. Dans le paquet destiné à la formation, nous n'allons pas générer de dépenses supplémentaires, mais nous allons devoir faire des choix.

Nous discutons d'un crédit-cadre. Celui-ci donne justement un cadre, au Conseil fédéral en général et à Monsieur le conseiller fédéral Berset en particulier, pour les quatre années à venir et indique la direction dans laquelle les choses doivent aller. Ce sont d'abord les Commissions des finances puis les Chambres fédérales qui décident de respecter ce cadre, ce qui peut signifier en faire moins dans d'autres domaines, ou ne pas respecter le cadre et donc réduire le crédit.

Ces choix devront être faits lors de l'examen du budget. Par contre, si nous réduisons maintenant déjà le crédit-cadre, nous ne pourrons pas prendre nos responsabilités. Si nous refusons de donner les moyens à la Confédération de renforcer la formation, deux possibilités se profilent: soit nous renonçons aux choix que nous avons d'ores et déjà faits sur la politique énergétique, les places supplémentaires d'étude de médecine ou encore la formation professionnelle supérieure, qui sont des engagements pris par le Parlement et par la Confédération; soit nous décidons de réduire les crédits dans d'autres domaines, auquel cas les principaux domaines qui seront probablement touchés seront les universités ou la formation professionnelle de base. Je vous laisse le soin d'expliquer aux représentants de l'un ou l'autre de ces domaines les raisons pour lesquelles nous allons couper leurs fonds.