Hiltpold Hugues · Nationalrat · 2015-12-02
Hiltpold Hugues · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion · 2015-12-02
Wortprotokoll
D'une façon générale, le groupe libéral-radical rejettera toutes les propositions de minorité du bloc 1 - pour la plupart d'entre elles, je n'y reviendrai pas dans la mesure où tous ces points ont déjà été débattus lors du traitement de cet objet au cours de la dernière session d'été.
J'évoquerai en revanche deux éléments de l'ordonnance sur l'organisation de l'armée. D'une part, à l'article 1 alinéa 1, le groupe libéral-radical rejettera la proposition de la minorité I (Fridez) qui vise à réduire les effectifs de l'armée à 80 000 hommes, tout comme il rejettera la proposition de la minorité II (von Siebenthal) qui vise à les augmenter à 120 000. Nous maintenons notre ligne politique d'un effectif réglementaire à 100 000 hommes et la décision que les Chambres fédérales ont déjà eu l'occasion de prendre en la matière de manière réitérée. Nous considérons que cet effectif est suffisant, eu égard aux missions de l'armée.
D'autre part, à l'article 2, il est question de la structure de l'armée. Le groupe libéral-radical soutiendra la version du Conseil des Etats et repoussera la proposition de la minorité I (Graf-Litscher) qui vise à revenir à deux brigades mécanisées au lieu de trois. Nous considérons que la structure proposée par le Conseil des Etats permet une meilleure conduite de l'armée et ne coûte pas plus cher que celle proposée par la minorité I. S'agissant de la proposition de la minorité II (Müller Walter), le groupe libéral-radical est partagé. Une minorité du groupe la soutiendra, mais la majorité la repoussera également, préférant l'organisation proposée dans la version du Conseil des Etats. Nous estimons que, pour conduire une armée moderne, avec des effectifs réduits par rapport aux effectifs actuels, il faut une structure de commandement repensée et adaptée. Il faut mettre en place des outils qui permettent au chef de l'armée de conduire l'armée de manière efficiente. A ce titre, nous considérons qu'il est inutile de devoir la doter de davantage de chefs d'état-major, ce qui serait la conséquence de la proposition de la [PAGE 1986] minorité II. Nous estimons également, eu égard à ce développement de l'armée, que le commandement du support doit avoir sa place dans la structure d'organisation générale.
Aussi, forts de ce qui précède, nous soutiendrons la version de la majorité de la commission, qui permettra au chef de l'armée de conduire correctement l'armée suisse de demain. Nous rejetterons toutes les propositions de minorité et soutiendrons la majorité à chaque article soumis au vote.