Hêche Claude · Ständerat · 2015-12-10
Hêche Claude · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-12-10
Wortprotokoll
S'il y a bien un sujet qui fâche, ce sont les problèmes de caisse-maladie. Cela a été rappelé tout à l'heure, lors de la votation de l'année dernière, le peuple jurassien s'était manifesté massivement, avec 63 pour cent, en faveur d'une caisse publique. Il a aussi été rappelé que les cantons de Vaud, Genève et Neuchâtel étaient également favorables à l'initiative cantonale.
Il est vrai que même si le peuple suisse s'est finalement prononcé contre un changement de système, ces résultats démontrent le mécontentement dans ces quatre cantons romands - naturellement, tout va bien dans les autres cantons -, ce qui nous donne la volonté de trouver ou de tester d'autres solutions. Aussi, pour donner du poids et du sens à la volonté populaire clairement exprimée dans plusieurs régions de notre pays, serait-il opportun d'octroyer aux cantons concernés des compétences en la matière, afin de leur permettre individuellement ou en association la possibilité de créer leur propre assurance-maladie publique. J'insiste sur la formule: assurance-maladie publique. Cela aurait par ailleurs l'énorme avantage de pouvoir tester d'autres pistes, car je suis intimement convaincu que personne ne peut vraiment être satisfait du système actuel. Il a été renouvelé certes, mais plus par défaut que par conviction.
Permettez-moi de citer les déclarations récentes de Monsieur Cassis, conseiller national: "Je soutiens profondément le fédéralisme, donc si des cantons estiment que leur voie est celle d'une caisse publique, je suis ouvert au fait qu'ils la réalisent." Il ajoutait encore: "Je suis très ouvert au fait que les cantons s'organisent comme ils le veulent. S'ils pensent qu'ils peuvent mieux soutenir le système concurrentiel suisse, je n'ai rien contre. Je ne suis pas convaincu que cela va forcément aider, mais parfois" - et je trouve cela très important - "il faut essayer ... pour voir."
Pour ces quelques raisons, je vous invite à adopter la proposition de la minorité Stöckli.