Burkhalter Didier · Bundesrat · 2016-03-14
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2016-03-14
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral suit de près la situation des droits de l'homme en Argentine et le cas particulier de Madame Sala, notamment par le dialogue permanent avec les autorités du pays. Lors d'un récent entretien, ces dernières ont indiqué qu'elles préparaient actuellement une réponse à l'attention du sous-comité de l'ONU sur les détentions arbitraires, conformément aux procédures établies pour les cas identiques à celui-ci. Une visite de l'ambassadeur aux autorités de la province de Jujuy aura lieu prochainement et sera aussi une occasion d'évoquer ce cas.
Il est à noter ici que, conformément à la séparation des pouvoirs en vigueur en Argentine, ce cas est traité par la justice de la province de Jujuy. C'est le détournement de fonds publics destinés à des programmes de logements sociaux qui est imputé à Madame Sala.
Selon le Conseil fédéral, l'Argentine est un Etat de droit démocratique qui dispose d'une législation suffisante pour le respect et la protection intégrale des droits de l'homme. Depuis l'entrée en fonction du nouveau gouvernement, en décembre 2015, des tensions sociales ont en effet pu être observées; elles sont liées notamment aux mesures prises dans le but de sortir le pays de la délicate situation économique et financière dans laquelle il se trouve. Cela étant, une détérioration de la protection des droits de l'homme en Argentine depuis l'entrée en fonction du nouveau gouvernement n'a pas été constatée.
Les relations entre l'Argentine et la Suisse durant les trois présidences Kirchner avaient perdu de leur dynamisme. Il y avait toutefois deux exceptions notables: la coopération scientifique et la coopération en matière de droits de l'homme. L'Argentine est considérée comme un pays qui partage des vues similaires dans ce domaine, au sein des organisations multilatérales. Une collaboration assez intense existe sur des thèmes comme le traitement du passé, la prévention des génocides, et l'abolition de la peine de mort.
Dans les réunions qui ont eu lieu en marge du World Economic Forum à Davos en janvier 2016, le souhait a été exprimé de renforcer la relation bilatérale entre les deux pays et de poursuivre la collaboration sur la thématique des droits de l'homme. A cette occasion l'Argentine a confirmé le fait que les droits de l'homme restent une priorité du gouvernement.