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Bauer Philippe · Nationalrat · 2016-05-30

Bauer Philippe · Nationalrat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion · 2016-05-30

Wortprotokoll

Nous sommes au coeur de cette révision avec les deux propositions de minorité qui vous sont soumises.

Chacun des orateurs précédents l'a martelé: ce qui compte, c'est le bien de l'enfant. Comment faire pour que cet enfant se développe de manière harmonieuse, de manière heureuse? Comment faire pour que cet enfant soit préparé à vivre, à bien vivre, à vivre le mieux possible? Comment faire pour que cet enfant soit préparé à vivre avec les succès et aussi parfois les échecs que la loi lui prépare?

Si je voulais paraphraser les pères du Code civil, je demanderais peut-être comment faire pour qu'il devienne un bon citoyen - je ne pense pas qu'ils auraient parlé de bonnes citoyennes. [PAGE 730]

A partir de là, la question qui se pose est celle de savoir si l'enfant sera mieux armé pour vivre s'il est adopté par le partenaire avec lequel son parent est marié, pacsé ou avec lequel il vit une vie de couple. Est-ce que cela change quelque chose? Est-ce que nous ne connaissons pas tous des situations de couples mariés, bien mariés lors de grands mariages, qui ont eu des enfants, qui ont divorcé, qui se sont entre-déchirés et où les enfants ont mal fini pour certains et bien fini pour d'autres? Et des situations de couples qui vivent ensemble depuis un certain nombre d'années, dont certains se sont aussi entre-déchirés, et d'autres pas, et qui, pour certains, ont des enfants qui vont bien et d'autres pas? Est-ce que ce statut change véritablement quelque chose? Ces enfants seront-ils mieux élevés, mieux armés pour vivre simplement s'ils vivent dans la communauté de personnes mariées? Ou parce qu'ils vivront dans une autre forme de communauté? A ces questions, le groupe libéral-radical répond négativement.

Nous discutons de l'adoption de l'enfant du conjoint, nous ne sommes pas dans le cas d'une adoption libre. Pour toutes ces raisons, notre groupe suivra la majorité parce que, je le répète, ce qui compte c'est le bien de l'enfant et c'est la réalité dans laquelle il vit.