Burkhalter Didier · Bundesrat · 2016-06-06
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2016-06-06
Wortprotokoll
Les montants que vous mentionnez ne sont pas des salaires, mais des frais liés à des postes. Ces frais incluent toutes les charges sociales, les coûts des assurances, les fonds de prévoyance, les taxes locales et les frais logistiques liés à l'exercice de la fonction. Dans ces frais sont également compris les coûts additionnels pour les frais généraux encourus par le partenaire. Les salaires effectifs sont donc en dessous des montants indiqués, à peu près de moitié; ils sont aux alentours de 4000 à 5000 dollars.
Ces montants ont été approuvés par le consortium des donateurs qui financent ce projet, c'est-à-dire la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et la Suisse. Pour des postes à ce niveau de responsabilité et en fonction des connaissances requises, ils correspondent à l'échelle des salaires en vigueur dans le domaine de la coopération internationale pratiquée en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.
Dans le cas du "Human Rights and International Humanitarian Law Secretariat", la Suisse a choisi un mécanisme de financement commun avec les trois autres donateurs, pour des raisons de synergies, de coordination et d'efficience. De fait, cette approche permet de minimiser les coûts administratifs, de simplifier les procédures, d'offrir un soutien centralisé aux partenaires et de mieux se coordonner entre Etats donateurs. Ce mécanisme a l'avantage d'offrir des contributions aux programmes par un ensemble de donateurs. Le secrétariat a des frais généraux d'environ 15 pour cent, ce qui inclut le suivi financier des projets en cours, ainsi qu'un rôle de conseil pour ces organisations actives dans un contexte très volatil et difficile.
Le secrétariat, qui est géré par NIRAS, finance une quarantaine d'organisations israéliennes et palestiniennes actives dans le domaine des droits de l'homme et du droit international humanitaire dans les Territoires palestiniens occupés. Les projets financés sont dans la ligne des priorités stratégiques de la Suisse au Proche-Orient. Ces organisations mènent des activités qui contribuent au renforcement de la société civile, à la protection de la liberté d'expression, ainsi qu'à la promotion et au respect des droits de l'homme en général et à la promotion du droit international humanitaire en particulier.