Guisan Yves · Nationalrat · 2002-03-20
Guisan Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-03-20
Wortprotokoll
Le diagnostic préimplantatoire fait malheureusement l'objet d'un procès d'intention absolument injustifié. Contrairement à ce qui vient d'être dit, il s'agit d'une mesure diagnostique, et strictement diagnostique, et non pas d'une manipulation, comme certains le craignent. Il s'agit en effet de s'assurer que l'embryon à implanter ne souffre pas de l'une des affections congénitales que l'on cherche précisément à éviter, et rien d'autre.
Il est tout simplement absurde de prendre des risques parfaitement injustifiés, en contradiction complète avec les principes les plus élémentaires de la qualité en médecine, en implantant un embryon dont il n'est possible de garantir ni l'intégrité ni la viabilité. Il apparaît même scandaleux, dans ces circonstances, de procéder à un diagnostic prénatal par ponction de la poche des eaux sous contrôle ultrasonographique à la seizième semaine, procédure à nouveau invasive et traumatisante pour une patiente qui a déjà dû se soumettre à un programme de préparation extrêmement lourd. Et même, envisager un avortement ou un accouchement prématuré, au cas où l'on constaterait un anomalie, devient tout simplement insupportable dans ces conditions.
Cette situation est l'une des faiblesses gravissime et fondamentale de la loi que nous avons adoptée. Cela pousse à adresser à l'étranger les couples qui rencontrent ce genre de problèmes, pour éviter ces inconvénients absolument désastreux aussi bien sur le plan médical que sur le plan de l'éthique.
Je vous recommande donc vivement de transmettre la motion 01.3647 de la commission.