Maire Jacques-André · Nationalrat · 2016-12-01
Maire Jacques-André · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2016-12-01
Wortprotokoll
La proposition de la majorité concernant le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes - je crois que les questions le montrent une fois de plus - est un véritable affront fait aux femmes, alors que l'on sait que, dans notre pays, l'égalité est très loin d'être réalisée et que la violence domestique est encore beaucoup trop courante.
Couper plus de 20 pour cent du budget - un budget déjà modeste - du Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, c'est lui enlever des moyens essentiels pour qu'il puisse mener des actions très importantes pour faire progresser la cause des femmes face à des vents contraires qui - et on s'en rend compte encore une fois ce matin - soufflent encore très fort.
Venant d'un parti pour lequel la place de la femme est avant tout dans son ménage ou dans sa cuisine, une telle proposition aurait encore pu être comprise. Mais que cette proposition de coupe drastique ait trouvé le soutien des représentants d'une droite que l'on pourrait qualifier de plus raisonnable est quelque chose qui nous choque pour le moins.
Nous en appelons donc aux collègues de cette droite plus raisonnable pour qu'ils soutiennent très clairement la proposition de la minorité Weibel visant à suivre la version du Conseil fédéral, afin d'éviter de mettre en péril des actions importantes du Bureau de l'égalité.
La culture reste une cible de choix pour l'UDC, qui voudrait opérer des coupes à l'aveugle dans ce domaine. Je vous demande simplement d'en rester très clairement aux décisions que nous avons prises sur les projets du message sur la culture et de rejeter la proposition de la minorité Aeschi Thomas à l'article 2 de l'arrêté fédéral II concernant le plan financier pour les années 2018 à 2020.
En matière de statistiques, en comparaison internationale, notre pays reste très modeste. Or, il faut rappeler que les statistiques sont des outils essentiels pour la conduite des affaires sur les plans politique et stratégique non seulement des collectivités publiques, mais aussi des grandes entreprises, des autres acteurs de l'économie ou encore des institutions de la santé et du domaine social.
Au vu de ce constat, il est pour le moins surprenant qu'une proposition de coupe importante, de plus de 10 millions de francs, ait été soutenue en commission par la majorité.
On a fait allusion à une sollicitation prétendument excessive des entreprises en matière de statistiques; nous en avons parlé en commission: chiffres à l'appui, elle est loin d'être excessive. Et je le répète, cette sollicitation rend service à tous les acteurs de l'économie et de la politique. On pourrait d'ailleurs se demander au passage si les craintes vis-à-vis de l'Office fédéral de la statistique ne sont pas plutôt motivées par le fait que des résultats d'études statistiques objectives viennent assez souvent contredire certains préjugés entretenus pour cultiver des peurs irrationnelles. C'est peut-être là une des raisons profondes des critiques exprimées vis-à-vis de cet office.
Nous nous opposons donc fermement à la proposition de coupe de 10 millions de francs dans cet office et vous invitons à suivre ici la minorité Bigler, c'est-à-dire d'en rester au projet du Conseil fédéral.