Bulliard-Marbach Christine · Nationalrat · 2017-03-07
Bulliard-Marbach Christine · Nationalrat · Freiburg · CVP-Fraktion · 2017-03-07
Wortprotokoll
Cette motion charge la Confédération de mettre en oeuvre une série de mesures en vue d'inciter les jeunes migrants arrivés tardivement en Suisse à achever une formation du degré secondaire II. Elle a été déposée par la Commission de la science, de l'éducation et de la culture de ce conseil. Je m'exprime au nom de sa majorité, qui vous recommande de l'accepter.
Je ne vous apprendrai rien en vous annonçant que, ces dernières années, le nombre de jeunes migrants arrivés en Suisse en fin d'adolescence a considérablement augmenté par rapport au reste de la population migrante. Cette nouvelle réalité pose de plus en plus de problèmes en matière de formation. La Confédération s'est fixé un objectif ambitieux, celui d'inciter 95 pour cent des jeunes de 25 ans à décrocher un certificat du secondaire II en Suisse.
Pour la commission, cet objectif doit aussi s'appliquer aux adolescents et aux jeunes adultes qui sont arrivés en Suisse en tant que requérants d'asile et qui, sur le plan légal et personnel, ont la perspective de rester longtemps dans notre pays. Certes, le Conseil fédéral estime qu'il est encore trop tôt pour agir, mais gouverner, c'est prévoir.
Ces jeunes gaspillent des années précieuses et formatrices à ne rien faire. Et après ce grand gâchis, ils finissent par rester en Suisse, à notre charge. Voilà un enjeu qui ne se laisse pas aisément renvoyer aux calendes grecques. Nous sommes devant un problème qui doit trouver sa solution aujourd'hui, et non demain ni après-demain. Pour ce faire, notre motion demande trois choses au Conseil fédéral: premièrement, qu'il définisse, en collaboration avec les cantons, [PAGE 227] les compétences relatives à la mise en oeuvre et au financement des mesures de formation pour les adolescents et les jeunes adultes arrivés tardivement en Suisse; deuxièmement, qu'il augmente sensiblement ses prestations en matière d'intégration, qui sont fournies par les structures ordinaires dans le domaine de la formation; troisièmement, qu'il garantisse le financement des prestations d'intégration supplémentaires au moyen du budget du Secrétariat d'Etat aux migrations.
Au nom de la majorité de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture, je vous invite à accepter cette motion. Une minorité de la commission, composée de neuf membres, vous propose de la rejeter.