Langenberger Christiane · Ständerat · 2002-03-14
Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-03-14
Wortprotokoll
Je crois que M. Frick a, pour la majorité suisse alémanique, bien revu l'ensemble du problème.
J'aimerais juste répondre à M. Jenny, notamment par rapport au statut des médecins-assistants. On ne peut pas comparer un médecin-assistant à n'importe quel autre employé! Les raisons ont été précisément rappelées par M. Frick, président de la commission. C'est l'ensemble des tâches qui sont attribuées à un médecin-assistant, auxquelles il faut ajouter la longueur de la présence lors du service de piquet, qui suit pratiquement les heures de travail, qui ne sont plus supportables. Il n'est pas seulement question de 50 ou de 60 heures, mais de 66,2 heures, qui sont la moyenne au niveau suisse! Là-dessus vient se greffer un autre problème, celui de la sécurité. J'ai un fils médecin-assistant qui travaille en salle d'opération. Eh bien, je vois bien dans quelle situation de stress il se trouve après des nuits blanches, devant continuer à participer à des opérations. Je crois donc véritablement qu'il y a urgence à intervenir au niveau législatif.
L'initiative parlementaire Suter a mis le point sur une situation détestable au niveau cantonal. Certains cantons ont agi, beaucoup doivent encore agir. Cette initiative continue de mettre de la pression. Elle nous permet de donner la possibilité au Conseil fédéral d'agir à travers une ordonnance, mais aussi de trouver des solutions au niveau des horaires de piquet et de la formation. Nous fixons là un plafond qui permettra quand même aux hôpitaux, j'imagine, de régler la situation de manière tout à fait pragmatique. Je le répète encore une fois, bien que cela ait déjà été répété ici et durant nos travaux en commission, vous n'allez pas inciter un médecin à quitter sa place de travail alors qu'il y a des urgences et qu'il a des patients à soigner, voyons!