Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2002-04-17
Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2002-04-17
Wortprotokoll
100 millions de francs par année, 400 millions de francs sur 4 ans, c'est beaucoup d'argent à un moment où nous sommes en train de passer en revue le budget et le plan financier de la Confédération. La première motivation qui incite le Conseil fédéral à vous demander d'être plus prudents et d'espérer qu'une solution moins coûteuse pourra se dégager éventuellement dans la deuxième Chambre, si ce n'est pas le cas ici, c'est le frein à l'endettement. L'argent que nous engageons ici, nous devons l'enlever ailleurs. Je ne sais pas où!
Nous devons avoir une vision globale des besoins de la société. Bien sûr, partir de l'idée que l'on doit ne pas faire assez dans tous les domaines, c'est aussi une mauvaise politique. Mais dans ce cas, le Conseil fédéral, au moment où il donne l'ordre aux départements d'économiser dans des tâches déjà ancrées dans ses responsabilités, doit vous appeler à la prudence. Je l'ai dit tout à l'heure, ces 25 millions de francs ne sont pas le résultat d'une analyse approfondie des besoins, mais une tentative de montrer ce qui peut être possible sans mettre en question autre chose tout en développant quand même des effets positifs. Ceux-ci seront perçus comme un signal, comme un coup de pouce de la Confédération, comme un soutien dans des régions où l'appui politique n'est pas encore suffisant pour que les besoins de la population soient suffisamment pris en compte.
Je vous demande de suivre la proposition du Conseil fédéral. Sinon je crois qu'il est clair que dans la deuxième Chambre, le débat sur un montant, je dirai plus "raisonnable" que celui de la commission, se poursuivra.
Pourquoi les guillemets à "raisonnable"? Tout simplement parce que nous sommes dans un champ de contraintes et qu'il nous faut dégager les moyens d'une politique dans des domaines très différents. Il s'agit ici de ne pas mettre immédiatement à disposition une enveloppe dont même la commission pense qu'elle ne sera pas utilisée intégralement.