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Savary Géraldine · Ständerat · 2017-09-19

Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-09-19

Wortprotokoll

Comme Monsieur Hêche, je voudrais apporter moi aussi un soutien à cette motion.

Aujourd'hui, nous avons le plaisir de profiter de la présence de Monsieur le conseiller fédéral Maurer, ministre des [PAGE 663] finances. Pour examiner cette motion, il aurait été toutefois souhaitable que soient parmi nous Monsieur le conseiller fédéral Schneider-Ammann, qui s'occupe de la recherche, Monsieur le conseiller fédéral Parmelin, qui est en charge de la défense, Madame Leuthard, présidente de la Confédération, responsable du domaine des télécommunications, Madame la conseillère fédérale Sommaruga, qui s'occupe du secteur de la protection des données et le ou la successeur de Monsieur le conseiller fédéral Burkhalter pour la question des relations avec l'étranger.

Notre collègue Eder pointe du doigt un problème que le Conseil fédéral connaît. En matière de sécurité, il y a des systèmes et une structure qui fonctionnent sans doute par beau temps. De nombreuses séances ont lieu. Beaucoup de groupes, de structures et de collaborations entre les départements existent. Il y a des coopérations entre cantons, entre différents échelons de responsabilité dans notre pays. Mais, en cas de mauvais temps, de grain, de crise ou de menace potentielle ou réelle, notre système risque de s'enrayer. Hormis les menaces potentielles ou réelles, je pense que déjà aujourd'hui la multiplicité des compétences et des responsabilités empêche que des projets intéressants et novateurs soient financés, avancent ou soient mis en oeuvre. Ou les départements se renvoient la balle lorsqu'il s'agit du financement - "ce n'est pas mon domaine, ce n'est pas ma tâche, donc ce n'est pas à moi de financer cette prestation" -, ou ils considèrent que le département qui souhaite lancer un projet novateur n'est pas compétent et le projet est bloqué.

Je suis particulièrement sensible au domaine de la recherche, qui a été évoqué par Monsieur Eder, en particulier dans les hautes écoles. Je pense qu'on a là un immense potentiel à faire fructifier en matière de compétences sur les questions de cybersécurité, en particulier au sein des Ecoles polytechniques fédérales. Ces deux écoles polytechniques, à Lausanne et à Zurich, souhaitent avancer sur ce thème et mettre leurs compétences et leurs forces en commun. Un centre de compétence, tel qu'il a été présenté par Monsieur Eder, permettrait à ces écoles de travailler en collaboration avec la Confédération, et la Suisse pourrait devenir une référence reconnue en matière de recherche et de formation sur les cyberrisques.

Je conclurai en partageant avec vous un souvenir qui date d'il n'y a pas si longtemps, quatre ou cinq ans. J'étais à un débat sur les failles en matière de cybersécurité, et un responsable de la Confédération, je ne dirai pas de quel département, nous a dit que le meilleur moyen de détruire un ordinateur, c'est encore d'utiliser un marteau. C'était il y a quatre ou cinq ans, cela veut dire que les discussions au sein de la Confédération avancent, mais parfois peut-être un peu trop lentement, vu les développements actuels et les cyberrisques qui menacent sans doute la Suisse.

Je crois que nous devons maintenant donner un coup d'accélérateur à ce dossier, et un des moyens qui, à mes yeux, seraient des plus efficaces, c'est un centre de compétence tel que celui qui est proposé par la voie de cette motion. Je vous demande donc de l'accepter.