Brélaz Daniel · Nationalrat · 2017-09-27
Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2017-09-27
Wortprotokoll
Connaissez-vous la fable de La Fontaine, "Les animaux malades de la peste", dans laquelle, lorsque tous ces animaux étaient malades, il fallait trouver des coupables? Tout le monde confessait avoir commis de graves péchés. Un pauvre âne dit qu'il avait mangé un peu d'herbe, et bien sûr, c'est lui qui a été condamné à mourir au nom de tout le monde! Nous avons ici une version de cette fable remise au goût du jour: ce ne sont plus "Les animaux malades de la peste", mais "Les groupes d'intérêts victimes du frein à l'endettement"!
Que se passe-t-il? On a un frein à l'endettement assez doctrinaire, qui tient compte du budget et pas des comptes. Si on avait pris en considération les comptes, il n'y aurait jamais eu de problème, mais on l'a associé au budget et comme, par définition, tout budget est prudent, il y a toujours un milliard de francs de mieux à la fin.
Mais ce qui se passe ici, ce n'est pas cela. En fait, comme on agit au niveau du budget de manière doctrinaire - on ne veut rien changer -, de grandes peurs apparaissent, qui s'avèrent finalement infondées et fausses. Et que fait-on vraiment? On propose des coupes dans tous les domaines de dépenses non liées. Il faut voir quel texte on propose dans cette motion: ce n'est pas 0,4 pour cent du revenu national brut défendu par certains libéraux-radicaux lors du débat du début de la législature, ce n'est même pas la part 0,3 pour cent proposée par le groupe UDC, c'est 0,0 pour cent qui est la limite. En effet, en fonction des finances fédérales et des appétits des trois autres domaines sacrifiés, comme l'a dit justement Monsieur Bourgeois, si les appétits des autres sont suffisants, il ne restera à la limite rien pour l'aide aux pays en développement.
Il est possible de dire: "On va faire un peu moins;" - je ne suis pas partisan d'un tel discours, mais au moins cela a le mérite de la clarté - "compte tenu des difficultés, on fait une motion pour allouer une part de 0,45 pour cent du revenu national brut." Comme le dit le Conseil fédéral, chaque année on a la possibilité d'abaisser ce budget. Or, dans le cas présent, ce n'est pas ce qu'on propose, on dit "en fonction de la situation des finances fédérales", ce qui signifie que cela pourrait aller jusqu'à zéro! Et cela, bien sûr, serait totalement inacceptable.
Je recommande à tous ceux qui ont un minimum d'intérêt pour l'aide aux pays en développement et la coopération internationale de repousser sèchement cette motion.