Vaudroz Jean-Claude · Nationalrat · 2000-03-14
Vaudroz Jean-Claude · Nationalrat · Genf · Christlichdemokratische Fraktion · 2000-03-14
Wortprotokoll
Permettez-moi de faire encore quelques commentaires après ce premier débat.
Tout d'abord, sur la proposition de non-entrée en matière Fehr Hans, je pourrais adhérer au fait de dire que la collaboration, aujourd'hui, existe effectivement et qu'il ne faudrait pas grand chose - pas grand chose, on ne sait pas bien ce que c'est, mais c'est pas grand chose sur un plan juridique - pour que des actions concrètes puissent finalement aboutir en matière de coopération. Mais c'est justement ce "pas grand chose" que nous sommes en train de régler à travers la modification de la loi sur l'armée et l'administration militaire.
La proposition de non-entrée en matière de la minorité Schlüer me surprend également. Je ne sais pas si c'est un problème de génération, mais M. Schlüer dit: "Ceux qui donnent le mandat fuient leurs responsabilités." Au contraire, Monsieur Schlüer, il me semble que ce sont ceux qui regardent qui fuient leurs responsabilités. J'ai déjà dit tout à l'heure, lors du débat d'entrée en matière, que la solidarité en matière de promotion de la paix ne nous autorise pas à simplement regarder les bras croisés et à prétendre finalement faire quelque chose en matière de promotion de la paix.
Je crois d'ailleurs que le fait d'armer nos soldats ne signifie pas aller faire la guerre. Nous l'avons déjà dit: La Suisse ne participera pas à des missions d'imposition de la paix exigeant des moyens offensifs. Mais, trouvez-vous logique que nous demandions à d'autres Etats de nous protéger, sous prétexte que nous voulons faire de la promotion et du maintien de la paix? C'est non seulement totalement illogique, sans compter l'inertie que cela implique, c'est véritablement un manque d'efficacité!
Je l'ai déjà dit, le Parlement sera consulté plus qu'il ne l'est aujourd'hui sur les engagements de promotion et de soutien de la paix puisque, pour tout engagement dépassant une centaine de militaires ou une durée de plus de trois semaines, c'est au Parlement, c'est à vous-mêmes, de prendre la décision.
S'il y a donc une non-entrée en matière à faire, elle doit simplement avoir lieu au moment où le Conseil fédéral viendra avec un projet concret nous demander notre aval. C'est là qu'une non-entrée en matière pourra avoir lieu, mais pas au moment où nous sommes, comme aujourd'hui, en train de structurer une loi qui permette à la Suisse de décider ou pas d'une collaboration dans le cadre de coopérations.