Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2002-06-17
Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2002-06-17
Wortprotokoll
J'aurais préféré que votre question se limite à montrer que nous savons bien peu de choses sur l'évolution dans vingt ou dans trente ans, qu'en général nous avons toujours été surpris, soit dans un sens soit dans l'autre, et que vous nous demandiez de faire des efforts accrus de connaissance du phénomène de la démographie médicale. Dans un tel cas, j'aurais pu absolument souscrire à ce que vous avez dit.
Je n'ai cité que trois mesures, qui toutes ont, directement ou indirectement, à moyen ou à long terme, un effet sur la démographie médicale.
S'agissant des autres points que vous avez soulevés et qui concernent la pénurie de médecins - pénurie relative en tout cas de médecins suisses, par exemple - et les retards de la formation dans certaines spécialités pour des jeunes médecins suisses, là nous sommes tout à fait d'accord. Et c'est la raison pour laquelle je dois dire, Madame Polla, que je comprends deux choses. La première, c'est que lorsqu'on est démotivé, inquiet et rendu nerveux par un changement des [PAGE 922] conditions-cadres, cela peut avoir un effet, sinon sur la qualité du travail, du moins sur l'enthousiasme que l'on met à le faire. On constate cela dans toute communauté qui se trouve à un moment donné chamboulée par des modifications de ce type-là.
La deuxième chose que je tiens à dire, c'est que, justement, la qualité dans le milieu hospitalier doit être tout autant notre souci que celui de la libre installation à tout moment des médecins-assistants. Je considère que dans de nombreux cas, malgré tout, les hôpitaux ont besoin d'un personnel plus stable - comme le disait aussi M. Guisan tout à l'heure -, qui puisse assurer cette qualité.
Je tiens à dire très clairement que je ne commenterai pas les phrases que vous avez lues. Car mon commentaire risquerait d'être trop critique sur l'appréciation diagnostique de ces médecins quant à ce qu'est un risque vital pour leur patients et ce qu'ils considèrent comme un risque vital pour eux-mêmes.